TOUS AU BARRAGE SAMEDI 22 SEPTEMBRE À 10 HEURES
pour dire STOP aux dérobades et aux tergiversations de l’Etat et d’EDF
et pour obtenir sans délai la mise en œuvre du plan défini par l’Etat.

Rance Environnement démontre et dénonce que les "formations pédagogiques sur l’estran » organisées cette année par EDF à l’usine marémotrice auprès de groupes scolaires sont du GREENWASHING !

Qand va-t-on enfin reconnaître la réalité de l'envasement de l'estuaire de la Rance et cesser de biaiser ? Quand l’Etat va-t-il imposer à EDF le respect de ses obligations contractuelles ? 

Rance Environnement réagit aux recommandations de la mission d'inspection du Ministère de l’environnement sur la question de l’envasement de l'estuaire de la Rance.
NON, EDF de remplit pas ses engagements contractuels

Après avoir été auditionnée le 16 février par la Mission Ministérielle, Rance Environnement a été invitée à faire part de ses observations et commentaires sur le diagnostic provisoire établi par la Mission par un courrier en date du 27 février 2017.

Cliquez ici pour lire la lettre de transmission du rapport diagnostic  

Après analyse du rapport transmis par la Mission, notre association lui a adressée en réponse un document de 5 pages reprenant les quatre points essentiels suivants :

- Le barrage est la cause incontestable du sur-envasement de l’estuaire.

- EDF ne respecte pas le contrat de concession l’obligeant à l’entretien des chenaux et des mouillages et plus généralement à exécuter les dragages nécessaires pour assurer la navigation dans les mêmes conditions d’avant barrage. (article 16 du décret du 8 mars 1957)

- Les documents remis par EDF pour évaluer la rentabilité de l’UMR ne sont pas des comptes d’exploitations mais des allégations partielles (pas de provisionnement mentionnés depuis 50 ans, pas d’analyse d’amortissement, des inexactitudes sur le référencement des prix, etc…)

- Rance Environnement considère qu’une gestion durable de l’estuaire ne peut être assurée que par un  financement durable intégré au coût de production de l’usine marémotrice.

Cliquez ici pour lire les remarques et observations transmises par Rance Environnement à la Mission Ministérielle

Le 16 février 2017, quatre représentants de Rance Environnement ont été auditionnés par les inspecteurs du Ministère de l’Environnement et du Ministère de l’Economie, missionnés par Madame Ségolène Royale, ministre de l’Environnement. 

La Présidente Germaine Guillou a présenté les actions engagées par l’association depuis la fin du contrat de baie, puis a exprimé aux inspecteurs ce que l’association attend essentiellement de leur mission, c’est-à-dire  de prendre compte l’urgence à agir pour aboutir à des solutions pérennes sur le désenvasement et de proposer des actions concrètes à court, moyen et long terme en évitant d’ajouter indéfiniment des études aux études.

Les inspecteurs ont entendu les arguments de Rance Environnement, tout en faisant valoir qu’il restait beaucoup d’incertitudes sur ce dossier.

Cliquez ici pour lire le document de support d’entretien remis aux inspecteurs         

Rance Environnement a tenu son Assemblée générale samedi 4 février 2017, à Pleudihen-sur-Rance. Après la présentation du bilan moral et financier 2016, voté à l’unanimité par les adhérents présents et représentés, le conseil d’administration a été partielellement renouvelé. Les interventions de MM. Didier Lechien et Henri Thébault ont permis de faire le point sur les décisions attendues relativement au plan de gestion des sédiments dans l’estuaire de la Rance, avec des échanges dynamiques avec l’assistance.

 
 
Rassemblement très réussi ce 26 novembre au barrage de la Rance pour les 50 ans de son inauguration  : près de 500 personnes avaient répondu à notre appel. De nombreux élus étaient présents, parmi lesquels  Didier Lechien, président de COEUR Emeraude. Les médias ont largement relaté l’événement : Ouest-France, Le Télégramme, Le Figaro, AFP, FR3 Bretagne… (voir quelques liens ci-dessous).
Cette journée de mobilisation, avec 3 temps forts –  le rassemblement, le défilé puis la conférence de presse – renforce le soutien des habitants et des élus pour notre engagement. Elle démontre aussi l’adhésion de tous pour la mise en application du plan de gestion des sédiments préconisé par la Commission Estuaire Rance à partir de 2017 (extraction de 150 000 m3/an pendant 5 ans puis 100 000 m3/an pendant 20 ans). Concernant le financement de ce plan, la position exprimée par Mme Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, est aussi un signe encourageant (voir lien ci-dessous).

Néanmoins, restons tous mobilisés car rien n’est encore acté.
 
Prochaine date marquante : le 16 décembre 2016, réunion à Rennes à la Préfecture de Région.
Que nous sera-t-il proposé ? Une proposition à la baisse sur les volumes à extraire ne serait pas acceptable. Ces volumes demandés ne constituent que le minimum permettant de maintenir l’identité maritime de l’estuaire.
Dans la lignée du Fil de la Rance publié en août 2016, voici deux photos de l’estuaire.
Bien souvent, l'estuaire est montré de manière assez paradisiaque, à marée haute, comme par exemple dans certaines émissions de télévision. Mais, il se présente aussi comme sur ces deux photos aériennes prises en octobre dernier, en niveaux bas.
 
A l'occasion du cinquantenaire du barrage marémoteur
 
 
RASSEMBLEMENT LE 26 NOVEMBRE 2016 à 14h30
PARKING DU BARRAGE (côté Rance)

Nous y appelons toutes les parties prenantes de l’estuaire de la Rance,
riverains, plaisanciers, usagers, entreprises, élus locaux.
 
Tous concernés par les dégâts environnementaux du barrage,
montrons notre volonté d’obtenir de l’Etat et d’EDF un vrai plan d’action pour sauver l’estuaire :
– mise en œuvre dès 2017 d’un dévasement annuel d’urgence de 150 000 m3 pendant 5 ans,
– puis dévasement de 100 000 m3 par an pendant 20 ans,
– engagement et financement de ce plan sur 25 ans par l’État et EDF.

14h30 - Rassemblement puis défilé sur le barrage 
 
Après l’accueil des participants, défilé symbolique sur le barrage (aller-retour par la voie piétonne).
 
16h00 - Conférence de presse

Destinée à la presse régionale et nationale, elle sera retransmise en direct.
Les points suivants seront abordés :
– affirmer l’urgence d’une gestion durable des impacts environnementaux de l’usine marémotrice,
– témoigner de la mobilisation pressante de la population face aux atermoiements de l’État et d’EDF,
– présenter de nouveaux outils pour défendre notre cause.
 

Grand succès pour nos conférences de Pleudihen, Le-Minihic-sur-Rance, St-Jouan-des-Guérets et Plouer : plus de 450 participants. La presse régionale, notamment Ouest-France, s'en est fait largement écho (voir liens ci-dessous), évoquant « la responsabilité d’EDF dans l’envasement de la Rance » mais aussi « une certaine inertie dans ce dossier » et « l'urgence à désenvaser ».

Suite à nos conférences, un rassemblement au barrage de la Rance est en cours d'organisation, conjointement avec la FAUR, pour le 26 novembre 2016, où seront invitées toutes les parties prenantes de l'estuaire : usagers, entreprises, riverains, élus et tous les citoyens concernés par l'environnement.

-> Article Ouest-France Dinan du 29 octobre 2016 (conférence de Pleudihen)
-> Article Ouest-France Dinan du 7 novembre 2016 (conférence du Minihic)
-> Article Ouest-France Dinan du 8 novembre 2016 (conférence de St-Jouan)
Après 50 ans de fonctionnement de l’usine marémotrice, inaugurée le 26 novembre 1966, l’envasement et les dangers qui pèsent sur l’estuaire sont bien visibles. Face à ces menaces, le Collectif des communes riveraines de la Rance depuis 2014, puis COEUR Emeraude en lien avec la Région Bretagne en 2015, ont entrepris d’obtenir de l’Etat et d’EDF la mise en œuvre d’un plan d’actions reprenant les propositions de la Commission Estuaire Rance. Lors de l’Assemblée Générale de Rance-Environnement début 2016, Henri Thébault rapporteur de la Commission, avait développé l’évolution positive de cette démarche Depuis, même si les discussions se poursuivent au niveau régional et au niveau national, il nous parait primordial de faire le point sur l’évolution du projet.

C’est pourquoi notre association organise, conjointement avec la FAUR,
un cycle de 4 conférences : “ Sauver l'estuaire de la Rance, où en est-on ?”

Dans celles-ci, Henri Thébaut  fera le point sur les avancées du projet, sur les freins qui subsistent aujourd’hui et sur les différentes hypothèses qui en résultent pour le devenir de l’estuaire. Volontairement courtes, ces conférences seront suivies d’un temps d’échanges entre participants sur ce qui peut être entrepris pour faire aboutir le projet au plus vite.

C’est le moment où  jamais  de nous mobiliser pour sauver l’estuaire !

Les incidents de navigation sont de plus en plus fréquents en Rance, en particulier aux abords de l'écluse du Chatelier. C'est la conséqence de l'envasement de l'estuaire, de l'inefficacité du piège de Lyvet, et également du non-respect par EDF des hauteurs d'eau que l'entreprise programme pourtant chaque semaine. Des bateaux avec des tirants d'eau voisins de 1m50 se sont  échoués dimanche 11 septembre 2016. Quelques jours plus tard, la Subdivison Canal d'Ille et Rance de la région Bretagne a publié un avis de restrictions des conditions de navigation entre Plouër et Lyvet, limitant à 1 mètre le tirant d'eau des navires quand la cote aval descend à 8m50 à St-Suliac. Les navires d'un tirant d'eau supérieur à 1m devront quant à eux, avant de s'engager plus en amont, entrer en contact à l'écluse du Chatelier afin de vérifier si les conditions sont réunies pour leur passage.

En réaction à cette situation, Rance Environnement a adressé un courrier à la DDTM 35 (Délégation à la mer et au littoral) et à la Direction déléguée aux voies navigables de la région Bretagne pour savoir si des actions concrètes étaient envisagées afin de rétablir rapidement la continuité des conditions de navigation en Rance.

 
Pascal Bazile tient le blog de l'association "L’Étang Nouveau" qui a pour objet entre autres de reconquérir l’Etang de Berre du point de vue environnemental. Pour comprendre ce qui s'est passé sur l'étang, il fait régulièrement des études de comparaison avec d'autres sites ayant subi des transformations de leur écosystème. Le lien ci-après donne accès au rapport qu'il publie sur l'estuaire de la Rance suite à sa rencontre avec Rance Environnement début août 2016.

Deux cas d'échouage en Rance ces jours derniers qui viennent confirmer ce que nous dénonçons dans notre dernier Fil de la Rance d'août 2016. Pour naviguer en Rance, il ne suffit plus d'être bon marin, il faut aussi avoir de la chance !…

Ce numéro spécial est destiné à informer le plus largement possible sur les conséquences environnementales de l’usine marémotrice. Il veut aussi, dans la perspective du cinquantième anniversaire de l’usine marémotrice qui sera célébré le 26 novembre prochain, permettre à chacun d’apprécier à leur juste valeur les discours officiels et les promesses qui seront faites lors de cet évènement.

Lyvet -> Pont de Lessard -> Manoir du Châtelier -> Moulin de Rochefort
La sortie annuelle de notre association s’est parfaitement  déroulée malgré un temps humide. Regroupant une vingtaine de personnes dans une ambiance très conviviale, elle a été assurée avec passion par notre brillant guide Dominique de Beaucoudray, fin connaisseur de la région.
Sommaire du numéro d'avril 2016
– Editorial : 2016, année cruciale
– Référentiel des marées en Rance : l’engagement de 2015 sera-t’il respecté ?
– Au sujet du carénage en Rance...
– Réhabilitation de l’estuaire de la Rance : un espoir ?
– Ramassage des déchets en bord de Rance
– Conseil d’administration de Rance Environnement
 

Trois articles, parus dans Ouest-France Dinan, rendent compte de l'assemblée générale annuelle de Rance-Environnement et de la conférence donnée pour cette occasion par Henri Thébaut et ayant pour thème "Estuaire de la Rance : vers un plan de gestion durable des sédiments ?".

1/ Rapport annuel 2015
En 2015, les actions ont porté principalement sur quatre secteurs :
- la prise en compte des impacts environnementaux de l’usine marémotrice sur l’estuaire par l’obtention d’un plan de réhabilitation de l’estuaire et de gestion des sédiments associé à la définition d’un référentiel des marées en Rance maritime ;
- l’amélioration de la qualité des eaux en Rance ;
- le dérèglement climatique, en lien avec la tenue de la COP21 ;
- la participation aux projets du territoire (GIZC, PNR).
Pour l’obtention d’un plan de réhabilitation et de gestion durable des sédiments de l’estuaire, les évolutions de l’année 2015 sont porteuses d’espoirs. Rance-Environnement s’est fortement impliquée tout au long de l’année pour suivre l’évolution de la situation et répondre aux interrogations et à l’impatience de ses nombreux adhérents et sympathisants. Fidèle à son éthique, l’association est intervenue tout autant comme “force de propositions” qu’en “lanceur d’alerte”. Dans le domaine de la qualité de l’eau et du dérèglement climatique, l’implication de Rance-Environnement est restée limitée par manque de disponibilité des membres actifs.

2/ Vie associative
Au 31 décembre 2015, l’association comptait 276 adhérents (238 en 2014 et 163 en 2013). L’augmentation du nombre d’adhérents, manifeste et régulière, est un vrai encouragement et montre l’intérêt porté par la population à la problématique actuelle de l’estuaire de la Rance.
La sortie annuelle de printemps a eu lieu à proximité du magnifique site de Quelmer avec visite des malouinières du Bos et de La Pouparderie.
Une permanence a pu être assurée aux forums des associations de Pleudihen, Plouër, Fort St-Père et Dinan. Dans le même esprit, Rance-Environnement a tenu un stand à l’occasion des fêtes de St-Suliac au mois d’août 2015.
Le partenariat et les relations avec d’autres associations environnementales ont été poursuivis : FAUR, CANE, IVINE, Eaux et Rivières, COHERENCE. Les relations avec la presse locale et régionale s’élargissent.

 3/ Orientations pour 2016
Pour 2016, la priorité pour Rance-Environnement reste donc encore la prise en compte des impacts environnementaux de l’usine marémotrice sur l’estuaire de La Rance. Durant cette année, Rance-Environnement “force de proposition”, participera aux travaux des commissions mises en place par COEUR-Emeraude et poursuivra son travail de réflexion et de proposition avec la Commission Estuaire. Rance-Environnement “lanceur d’alerte”, conjointement, restera vigilante et ne manquera pas de réagir et d’intervenir en l’absence de décision significative quant à la réhabilitation de l’estuaire de la Rance.
L’Association se propose donc d’avancer et d’œuvrer selon quatre axes principaux :
– en priorité, le plan de gestion durable des sédiments de l’estuaire, plus que jamais à l’ordre du jour, associé à la définition d’un référentiel des marées en Rance ;
– la qualité es eaux de l’estuaire ;
– le réchauffement et les changements climatiques ;
– les actions sur le terrain.

L’Assemblée Générale a été suivie d’une conférence d’Henri Thébault, rapporteur de la Commission Estuaire Rance, sur le thème :  “Estuaire de la Rance : vers une gestion durable des sédiments ?”;

Le PV de l'assemblée générale 2015 est accessible avec le lien  PV AG 2015

Compte-rendu de la conférence d’Henri Thébault,
rapporteur de la Commission Estuaire Rance,
donnée lors de l'assemblée générale Rance Environnement le 31 janvier 2016
 
Au sommaire de ce numéro :
Edito : au chevet de l’estuaire, quoi de nouveau
Elections régionales : mode d’emploi, domaines de compétences, le cas de la Rance
GIZC, le Livre Bleu de la plaisance Rance-Côte d’Emeraude
Bientôt un référentiel des marées en Rance ?
Opération Lyvet 2
Brèves
 

Didier Lechien, président de COEUR Emeraude, a écrit une lettre au Président de la République François Hollande pour l’alerter sur la sédimentation de la Rance et ses conséquences néfastes tant sur la navigation que sur l’activité économique de la région, notamment touristique.

Ci-joint l’article de Ouest-France du mercredi 11 novembre 2015 relatant l’objet de son courrier

La FAUR et le Syndicat Mixte du Pays de Dinan, associés dans la mission GIZC (Gestion Intégrée de la Zone Côtière) qui leur a été confiée par la Région Bretagne en 2012,  publient un  "Livre Bleu de la plaisance Rance-Côte d'Emeraude 2015”.


Pour accéder un livre Bleu, cliquer ici –> Livre Bleu

Suite aux articles parus dans la presse locale ces dernières semaines sur la gestion des sédiments de l’estuaire de la Rance, notre association a adressé à COEUR Emeraude la lettre ouverte ci-jointe, avec copie à nos 270 adhérents.

L’évènement climat du grand ouest avait pour objet les thèmes vitaux pour notre planète que sont le réchauffement climatique et la transition énergétique. Il s’est déroulé à Rennes du 25 au 27 septembre. 3 journées d’animations et d’échanges en continu, parmi lesquels le village de solutions, un marché bio, du sport, de la danse, des arts de rue, des concerts. Mais aussi des conférences, notamment celle d’Henri Thibault sur l’énergie marémotrice et ses impacts sur l’environnement. Autre temps fort : le colloque sur les énergies marines, le vendredi 25. Plusieurs bénévoles représentant notre association ont participé activement à la mise en place et au bon déroulement de ces journées. Organisée par IVINE avec le label COP21, “La Pluie et le Beau Temps” a été un grand succès, réunissant un public nombreux venu de tout le grand ouest. Et en plus… il a fait beau ! 
 
Ce nouveau rapport de la  Commission Estuaire a pour objet de contribuer à une prise de décision immédiate pour la gestion des sédiments et la réhabilitation de l’estuaire de la Rance.
 
Sur la base du constat et de l’analyse, vasière par vasière, de l’évolution de leur surface et de leurs caractéristiques depuis la construction du barrage, il propose des actions immédiates pouvant être décidées sans attendre de nouvelles études d’estimation des volumes ou d’attribution de la responsabilité de l’envasement.
 
 
Albert Brel est une figure reconnue dans le milieu maritime. Comme marin, avec plusieurs transatlantiques à son actif, et comme auteur de nombreux livres sur le nautisme. On trouve sur son blog de Figaro Nautisme, datée du 25 août 2015, sa réflexion à propos du barrage marémoteur de la Rance sous le titre “Usine marémotrice de la Rance : une fausse bonne idée ?”. En voici un extrait.

Pour la première fois Rance-Environnement a participé à la fête traditionnelle qui se déroule le premier week-end d'août.

Les organisateurs nous avaient mis une structure à disposition idéalement située sur le quai de Rance où pendant les deux jours un public nombreux nous a rendu visite.  Du touriste qui n'imaginait pas les désordres écologiques que subit notre estuaire aux riverains conscients plus ou moins des enjeux, de nombreuses explications ont été données, relayées par des dépliants tous frais sortis pour l'occasion.  Une bonne vitrine pour l'association, merci à l'office du tourisme et à la municipalité de Saint-Suliac d'avoir pensé à nous, l'expérience sera à renouveler !

Le soleil était déjà haut lorsque le 19 Juin dernier 45 membres de Rance Environnement mais aussi des participants d’autres associations comme Plouër Initiatives, l’Association des Descendants de Capitaines Corsaires et aussi l’association de sauvegarde et de protection du patrimoine et du paysage des pays de Saint-Malo et de Dinan, se sont retrouvés sur le parking de la Pouparderie en Quelmer. Cette malouinière construite en 1651, abrite maintenant l’association Adapei des Papillons Blancs d’Ille et Vilaine.  

Le régisseur de la Houbarderie voisine nous a détaillé le projet de sa ferme biologique qui vise à rétablir des cultures ancestrales comme le blé noir, le lin et le lupin, toutes plantes pollinisées par les ruches qui parsèment le domaine, et dont tout est utilisé, soit pour le paillage des rosiers avec la paille de blé noir, soit pour faire de l’huile de lin ou des galettes, , soit pour nourrir avec les tourteaux de ces plantes les cochons normands, les vaches et les moutons d’Ouessant implantés sur la ferme, bref à faire revivre en collaboration avec d’autres producteurs locaux, le mode de vie des des fermes malouines du 18ème siècle .

Le groupe se dirigea ensuite vers la malouinière voisine du Bosq, accueillis par la propriétaire qui nous expliqua l’histoire de la maison et nous laissa entrevoir la magnifique restauration du bâtiment et des communs. 

Après avoir fait le tour du parc, le groupe accéda au sentier du littoral qui, en passant par le hameau de Quelmer et son cimetière de bateaux et en admirant au passage le manoir de Saint-Hélier dans le fond de l’anse, nous conduisit jusqu’à l’aire de pique-nique de La Passagère, au dessus de la maison de l’Egorgerie et de la plage et en dessous de la maison de Charcot.

 

AU SOMMAIRE :
Edito : Au chevet de l’estuaire
Le projet de PNR Rance Côte Emeraude
La pluie et le beau temps : l'événement climat du grand ouest
Le Collectif des communes riveraines de la Rance 
Ne pas confondre le Collectif et la Commission Estuaire Rance
La Rance se fait mousser
Qu’est-ce qu’un “bouchon vaseux” ?
Le moulin de Boschet mis en péril par la vase
Salle comble à la conférence du Minihic

 

Durant deux heures, Henri Thébault a une nouvelle fois démontré par une approche scientifique que la communication de l'usine marémotrice est orientée pour minimiser ses impacts environnementaux dans l'estuaire.

Les 147 chaises de la salle Philippe de Dieuleveut ont été vite occupées par un public très intéressé de découvrir les vérités et contre-vérités au programme de la soirée ce mardi 19 mai. 

Un phénomène signalé par l'association de pêcheurs plaisanciers de Pleurtuit !

Au sommaire de ce numéro de mars 2015 :

Editorial : gardons le cap !
Usine marémotrice de la Rance : vérités et contre-vérités
Lyvet 2 : où en est-on ?
Gestion de l’eau : avis de la Cour des Comptes
AG Rance Environnement
COEUR Emeraude change de statut
 
Extrait du compte rendu du Conseil Municipal ( Ouest-France du 30 mars 2015)

article du Télégramme du lundi 23 février 2015

Communiqués de Rance Environnement et du Collectif des communes

DEVASEMENT DE LA RANCE, OỦ EN EST-ON ?

Communiqué du collectif publié dans OF le 23 fev 2015
Le nouveau bureau du Conseil d'Administration

ASSEMBLEE GENERALE

exercice 2014

le 31 janvier 2015

Dans l'hebdomadaire du jeudi 5 février
Article dans le journal du 4 février 2015
Article Ouest-France du 16 janvier 2015
AU SOMMAIRE
Editorial
Lyvet 2
Un collectif de communes pour tenter de sauver la Rance
Alerte aux cyanobactéries en Rance Fluviale
Les marées en Rance ne sont plus naturelles
Brèves

Journée d’études avec des étudiants de L’UCO de Guingamp le 1er décembre 2014

Sollicitée pour un projet d’études sur le thème « développement durable et paysages », Rance-Environnement a répondu positivement à cette demande.

 Accompagnés dans ce travail par deux enseignants, quatre étudiants en licence professionnelle « aménagement des paysages » à l’UCO (Université Catholique de l’Ouest) de Guingamp, se sont penchés sur l’impact d’un ouvrage tel que l’usine marémotrice de la Rance sur l’environnement.

 Après une première journée consacrée au barrage, à la découverte des berges de l’estuaire, à l’association COEUR Emeraude et à la visite du site de lagunage « Lyvet 2 », une seconde journée d’étude était organisée avec Rance-Environnement, le lundi 1er décembre 2014.

 Au programme de la journée :

- Accueil  en matinée à l’écluse du Lyvet, marée basse, pour prendre la mesure du site.

- Déplacement sur le marais des Bas-Champs, en Pleudihen, pour une découverte commentée du milieu. Observation : l’herbu (le schorre) et la vasière (la slikke), la végétation des milieux salés (plantes halophytes) et l’évolution depuis la construction du barrage.

- L’après midi, à la salle Beaumarchais, rencontre et réflexion avec des membres de Rance-Environnement. Avec le support des tableaux d’exposition et la présence de la Présidente et du Vice-Président, ont été travaillés notamment la problématique de l’envasement, son histoire, sa complexité, les diverses solutions mais également les différents acteurs concernés et le contexte d’un développement durable.

 Selon les étudiants et leurs enseignants, cette journée fut fructueuse dans la perspective de l’exercice de leur futur métier. Ce détour leur a permis, à partir de la problématique complexe de l’envasement de l’estuaire de La Rance et de la rencontre avec notre association, de se sensibiliser aux questions environnementales, d’en mieux comprendre les divers enjeux et d’appréhender le rôle d’une association telle que Rance-Environnement.

 

sur le terrain aux Bas Champs ...

 

échanges en salle Beaumarchais

 

COEUR Emeraude sollicite les communautés de communes pour boucler le budget du vidage du piège.

 La communauté de communes Rance Fremur a accepté de participer pour 15 000 Euros pour la première et dernière fois.

Dans sa délibération, elle demande que EDF et l’ETAT, les acteurs décisionnels à l’origine de la mise en place de l’usine marémotrice, assument financièrement le désenvasement de la Rance maritime sans participation financière des collectivités locales.

 

 

 

Article de Ouest-France édition de St Malo du 27 novembre 2014

Article de Ouest-France édition de Dinan du 28 novembre 2014

 


Les adhérents de Rance-Environnement se sont mobilisés pour participer aux ramassages de déchets organisés à Plouër, Pleudihen et St-Suliac les 22 et 23 novembre dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets.

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 A Plouër, une vingtaine de personnes se sont retrouvées à 14h sur la cale.

 

A Pleudihen, une douzaine de personnes se sont aventurées dans la vase pour récolter des détritus en tous genres…

 

A Saint-Suliac dimanche après-midi, malgré la pluie, une petite dizaine de personnes ont récolté essentiellement des déchets plastiques d'origine maritime et quelques vieux pneus. Il en reste ! Opération à refaire à une autre période.

Bilan 

Que ce soit à Plouer, à Pleudihen ou à St-Suliac, en moins de 2 heures de temps, chaque participant a récolté un sac de déchets apportés par les marées ou laissés sur place par les promeneurs ou les pique-niqueurs.

La Rance n’est pas une poubelle ! La vigilance reste nécessaire.

 

Le collectif de communes Estuaire-Rance, suite à la première réunion qui s’est tenue le 14 novembre 2014 à Saint-Suliac, a diffusé le communiqué ci-dessous.

 

Collectif de communes Estuaire-Rance

Communiqué

 

    Le collectif de communes « Estuaire Rance » s'est réuni pour la première fois vendredi dernier à Saint-Suliac.

    Lancé fin juin à Saint-Jouan des Guérets, 10 communes riveraines de la Rance en amont du barrage sur 17 ont déjà délibéré favorablement pour rejoindre le collectif d'élus du territoire depuis la rentrée.

   L'objet du collectif est d'obtenir une réhabilitation durable de l'estuaire artificialisé et fortement dégradé par un envasement galopant. Rappelons que sur la Rance, l’État est propriétaire du domaine maritime et EDF son concessionnaire depuis 1966 pour 75 ans.

   Le collectif se positionne en demandeur légitime et entend bien exercer toute  son influence pour la mise en place d'un plan de gestion permanent de désenvasement afin d'assurer un développement durable à l'estuaire.

   Vu le contexte d'indécision depuis la fin du contrat de baie (2003) et l'urgence de remédier à la situation constatée, les porte-paroles du collectif vont contacter prochainement les représentants de l’État et la direction du groupe EDF pour demander que les lois sur l'environnement s'appliquent et que les obligations relatives à la navigation prévues dans le cahier des charges de l'usine marémotrice soient respectées.

 

Le 25 novembre 2014

bulletin GIZC info n°6

 

au sommaire de ce numéro :

- Faire de la mer un atout

- Point info FEAMP

- 3 questions à Pierre Karleskind

- Rencontre en baie de la Fresnaye

- Schéma des accès à l’eau

- Une nouvelle version du SIG

- Aire de carénage à Plouër sur Rance

- Prochain Café de la Mer

- COPIL Plaisance

- Agenda Mer & Littoral

Le vidage du piège à vase du Lyvet a commencé, mais le budget n’est pas bouclé.
COEUR Emeraude sollicite la participation financière des communautés de communes. 

Alors que l’engagement d’EDF dans le cadre du contrat de baie (7,5 millions €), n’a pas été totalement consommé (5,1 millions €), pourquoi EDF se désengage t-il ?

Le projet Lyvet 2 aurait pu être financé en totalité sur le reliquat du contrat de baie
 (2,4 millions €)

article de Ouest France du 20 novembre 2014

 

 

RANCE-ENVIRONNEMENT
Association agréée protection de l’environnement
Siège social :   Mairie   22690 Pleudihen sur Rance
Antenne Ille et Vilaine :  Mairie 35430 St-Suliac
www.rance-environnement.net
rance-environnement@orange.fr

Délégation des Côtes d'Armor
7, place du Champ au Roy
22 200 GUINGAMP
delegation-22@eau-et-rivieres.asso.fr

02.96.21.14.70

 

Dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets,
en liaison avec Eau et Rivières de Bretagne
et avec la participation active des communes

Rance Environnement organise des ramassages de déchets en bord de Rance

Ensemble nettoyons la nature des incivilités ; 3 rendez-vous sont prévus :

  • Samedi  22 novembre de 14h à 16h à Plouër sur Rance
    Rendez-vous sur la cale de Plouër (parking du restaurant)

  • Samedi 22 novembre de 14h à 16h  à Pleudihen sur Rance 
    Rendez-vous au bout de la route après le village de la Ville Ger, au pied de la colline Blouin

  • Dimanche 23 novembre de 14h à 16h à Saint-Suliac 
    Rendez-vous à la maison des associations, quai de Rance

 

Nous sommes tous concernés par les déchets

VENEZ NOMBREUX

C’est l’occasion de faire une balade tout en faisant œuvre utile.

N.B. : Pensez à venir équipés : bottes et vêtements imperméables. Des gants seront mis à disposition par les associations et/ou les communes.

Le vidage du « piège à vase » du Lyvet  est lancé

L’opération de vidage du piège à vase du Lyvet prévue pour cet hiver, est lancée.

Si vous passez par la RD12 entre La Hisse et Plouër,  vous verrez des travaux de terrassement sur le site du Petit Chatelier.  Les délais étant très serrés, COEUR-Emeraude a pris le risque de lancer les travaux sans attendre les autorisations et sans avoir bouclé le financement.

Dénommée Lyvet 2, cette opération similaire dans sa conception à l’opération Lyvet 1 qui avait eu lieu l’hiver 2000/2001, va se dérouler en 3 phases sur une période de 3 ans :

-          phase 1 d’une durée de 3 mois du 15 novembre 2014 au 15 février 2015
Vidage du piège par aspirodragage et transfert des sédiments dilués dans 4 volumes d’eau dans des lagunes de décantation situées au Petit Chatelier à Saint-Samson

-          phase 2 d’une durée de 2 ans et demi
Ressuyage des sédiments dans les lagunes

-          phase 3 d’une durée de 3 mois de septembre à novembre 2017
Vidage des lagunes et évacuation des sédiments (pelletables et dessalés)  pour épandage sur des terres agricoles

Où en sont les autorisations administratives ?

 Envisageant par la suite de renouveler cette opération de vidage du piège tous les 3 ans, COEUR Emeraude a demandé l’autorisation d’exploiter le site du Petit Chatelier pour une durée illimitée et l’autorisation de travaux sur le Domaine Public Maritime (DPM) pour une durée de 30 ans.

 L’enquête publique préalable à la délivrance de ces autorisations, s’est déroulée du 28 juillet au 29 août 2014 en mairie de Saint-Samson.

La commission d’enquête a rendu son rapport fin septembre. Il est consultable sur internet sur le site* de la préfecture des Côtes d’Armor. Il fait état de 32 avis déposés par écrit, et de 34 interventions faites oralement au cours de la réunion publique du 29 juillet 2014 à Saint-Samson.

*http://www.cotes-darmor.gouv.fr/ezjscore/call/ideserver::navigation::fond::12286::0::100::75

Toutes les interventions sont favorables au vidage du piège, mais elles sont accompagnées de beaucoup de questions sur la mise œuvre, les nuisances pour les riverains, les délais, le financement, l’absence de curage du chenal devant l’écluse, l’insuffisance du projet et sa pérennité. Au total, 207 observations ou questions sont recensées dans le rapport.

Après analyse des réponses apportées par COEUR Emeraude à ces observations,  la commission d’enquête a émis un avis favorable assorti cependant de quelques réserves et de quelques recommandations.

Nous espérons que les réserves seront levées et les autorisations données au plus vite, car le piège étant rempli depuis 2004, nous ne pouvons que souhaiter qu’il soit vidé cet hiver.

 Mais, ce projet sera t-il pérenne ?  

 Dans l’enquête publique, de très nombreuses observations mettent en cause le manque de pérennité de ce projet de vidage du piège. 

A contrario, COEUR Emeraude, mettant en avant la possibilité de renouveler le vidage tous les 3 ans, affirme que le projet sera pérenne. Et la commission d’enquête valide cette approche en considérant que la pérennisation du projet est son véritable enjeu et que les solutions mises en œuvre pour vider le piège sont pérennes.

 Mais, il ne faut pas confondre la pérennisation d’une solution avec la capacité de cette solution à maîtriser une situation de façon pérenne.

Il est prévu d’extraire du piège environ 60 000 m3 de vase. Le vider tous les 3 ans n’extraira donc en moyenne que 20 000 m3 par an. Compte tenu des volumes de sédiments qui se déposent chaque année dans l’estuaire, c’est au minimum 50 000 m3 de vase (estimation moyenne) qu’il faudrait enlever chaque année pour stabiliser l’envasement à son niveau actuel. 

Reconduire le vidage du piège tous les 3 ans, ne permettra ni de stabiliser l’envasement, ni d’améliorer la situation progressivement. C’est un projet qui pérennise le vidage du piège, mais qui n’a pas la capacité de maitriser l’envasement de façon pérenne. Si rien d’autre n’est entrepris, la disparition des usages côtiers reste inéluctable.

 

 

 

la GIZC

Les problèmes de la plaisance du bassin Rance-Côte d’Emeraude sont traités par la commission plaisance issue de la GIZC Pays de Dinan.

L'un des sujets abordé est le développement de la plaisance et la saturation des sites. 

Deux fiches thématiques proposent des solutions pour améliorer la situation :

Optimisation de la gestion des places de mouillages en Rance Côte d’Emeraude

Traitement de la problématique des bateaux de plaisance en fin de vie ou épave

"la Rance est un sanctuaire naturel menacé par les retombées d'un ouvrage "écolo" avant l'heure"

 

 

Langrolay sur Rance : La commune adhère au collectif estuaire Rance (OF 23 septembre 2014)

article de Le Télégramme du 13 septembre 2014

La Ville ès Nonais : Un collectif d'élus pour tenter de sauver la Rance Ouest-France le 11 septembre 2014

avis du conseil municipal de St Samson en réponse à l'enquête publique sur le projet Lyvet 2 (Ouest France 9 septembre 2014)

 

 

Ouest France du 9 septembre 2014

Deux sujets majeurs lors du Conseil Municipal de rentrée du 1er septembre :

- l'adhésion au collectif Estuaire-Rance

- l'avis sur le vidage du piège à sédiments Lyvet 2

Rance-Environnement à remis le 29 aout une réponse à l'enquête publiqe relative à la création d'un centre de transit des sédiments de la Rance présenté par l'association COEUR Emeraude, dans le cadre du dévasement du piège du Lyvet.

Vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur le lien : lyvet 2 Observations RE

le piège du Lyvet en 2001

 

le Lyvet en 2011 : de la vase, que de la vase...

Compte rendu dans la presse des conférences d'Henri Thébault "l'estuaire de la Rance, vers une catastrophe inéluctable"

le Pays Maloin du 21 aout 2014 :

    compte rendu de Ouest France du 10 juillet 2014

Une réunion publique a été organisée le 29 juillet 2014 salle socio-culturelle de St Samson à la demande du Président de la commission d'enquête Lyvet 2.

Cette réunion a succité bien des questions...

 

 La réglementation actuelle applicable au suivi de la qualité des eaux de baignade date de 2008. Cela  permet aujourd’hui d’analyser la situation avec un certain recul.

N.B. Cette réglementation a été présentée dans le numéro du Fil de la Rance d’octobre 2010

 Cette réglementation prévoit la réalisation d’un « profil de plage ».  Il s’agit de caractériser la vulnérabilité propre à chaque lieu des eaux de baignade. Trois types de profil sont prévus ;

    1. Le risque de pollution n’est pas avéré
    2. Le risque de pollution est avéré, les causes sont connues
    3. Le risque de pollution est avéré, les causes sont insuffisamment connues

L’actualisation des profils prend en compte les résultats obtenus. En cas de qualité insuffisante le profil est actualisé tous les deux ans. Il l’est tous les trois ans en qualité moyenne et tous les quatre ans en cas de bonne qualité.

Des prélèvements sont effectués. Les paramètres bactériologiques pris en compte sont :

-          Escherichia coli

-          Entérocoques intestinaux

Le classement obtenu est « glissant » sur 4 saisons, avec au moins au moins 16 prélèvements. L’objectif est que toutes les eaux de baignade soient conformes pour la saison 2015.

 Pour les eaux de baignade en mer, il y a actuellement, dans le département des Côtes d’Armor, 121 points de mesure, répartis sur 40 communes avec 141 plages et 106 profils de plages et 881 prélèvements ont été effectués.
76 plages sont d’excellente qualité, 36 de bonne qualité, 3 de qualité suffisante et 9 de mauvaise qualité.

Pour la Rance Maritime située en Côtes d’Armor, trois plages sont classées en « excellente qualité » : Langrolay (Le Roué) , Plouër (La Cale) et Pleudihen (Mordreuc). Celle de la Ville Ger à Pleudihen est seulement classée en « bonne qualité ». Nous allons rechercher les causes de cette différence de classement entre les deux plages de Pleudihen qui nous étonne.

 Pour les eaux douces il est pris aussi en compte les cyanobactéries et les algues bleues qui sont susceptibles de provoquer des effets digestifs ou cutanés. Les opérations de comptage sont normalement bimensuelles. En cas de prolifération la fréquence est hebdomadaire.

 En matière bactériologique les six plages d’eau douce des Côtes d’Armor sont d’excellente qualité. Par contre la plage de Glomel a été fermée à cause de la présence de cyanobactéries .

Ce suivi nous amène à nous poser une question compte tenu de la spécificité des eaux de la Rance qui sont saumâtres, surtout dans sa partie amont, située en Côtes d’Armor :
Le suivi d’eau de mer est-il suffisant dans l’estuaire de la Rance ou ne serait-il pas intéressant de compléter les résultats avec un suivi de type eau douce ?

Par ailleurs l’IFREMER effectue un suivi portant sur les coquillages. Ce suivi  donne une vision plus intégrée de la qualité des eaux dans l’ensemble de l’estuaire, et pas seulement basée sur quelques prélèvements.

La pêche et la consommation des coquillages de la Rance sont interdites durant certaines périodes. On peut donc en conclure que, malgré le classement en excellent qualité des eaux de baignade, les eaux de la Rance ne sont pas globalement de très bonne qualité.

 

Restons vigilants !

 

le bulletin "au fil de la Rance" de juillet 2014 est en ligne : fdr-2014-07.pdf

Lors du conseil municipal du 24 juillet 2014, la commune de Saint-Suliac a décidé d’adhérer au Collectif Estuaire-Rance en votant à l’unanimité la délibération d’adhésion.  

 

 

 Si EdF respectait ses engagements …

 

La création et l’exploitation de l’usine marémotrice de la Rance a fait l’objet d’une concession de l’Etat à l’EDF parue au Journal Officiel du 20 mars 1957, époque où la notion de protection de l’environnement était quasiment inexistante.

Toutefois, la convention contient quelques articles qui n’en sont pas éloignés et qu’EDF devrait respecter et prendre financièrement à sa charge :

 

Exécution des travaux, chapitre II, article 12

Au cas où des dégradations seraient imputables à l'aménagement de la Rance, il (le concessionnaire) assumera les réparations des digues et des murs de clôture protégeant les propriétés proches de la mer

 

Exploitation, chapitre III, article 14 :

Le concessionnaire sera tenu de se conformer aux règlements existants ou à intervenir, notamment en ce qui concerne la police des eaux, la navigation et le flottage, la défense nationale, la protection contre les inondations, la sécurité et la salubrité publique, l'alimentation des populations riveraines, l'irrigation et la libre circulation des poissons, la protection des sites et paysages.

 

Chapitre III, article 16 :

Le concessionnaire sera tenu, pour faire face aux besoins de la navigation et du flottage, aussi bien dans l'étendue de la retenue qu'en aval du barrage :

1° d'assurer gratuitement le service de l'écluse de jour et de nuit (...)

2° De supporter les frais des aménagements et de l'entretien des chenaux et mouillages et, plus généralement, de la construction de tous les ouvrages et de l'exécution de tous les travaux (dragage, déroctage, etc.) qui paraîtront nécessaires pour assurer à la navigation, après la mise en service de l'usine,des conditions équivalentes à celles que permet l'état actuel des fonds et des courants, aussi bien dans l'estuaire que pour l'accès au port de Saint-Malo.

De supporter les frais des modifications que le service maritime des ponts & chaussées devrait apporter au balisage par suite du changement de régime des eaux et de supporter, en outre, la charge de l'installation de tous les systèmes de signalisation qui seraient reconnus indispensables pour assurer la sécurité de la navigation au cas où les conditions de fonctionnement de l'usine la rendraient nécessaire.

 

… l’estuaire se porterait mieux !

 

 

à la suite à la décision de créer un collectif, lors de la réunion du 24 juin 2014 à Saint-Jouan des Guérets, une délibération définissant l’objet du collectif, a été élaborée pour être soumise au vote des conseils municipaux des communes de l’estuaire.

 Texte de la délibération

 

Collectif Estuaire Rance
Délibération d’adhésion

 

Dans la perspective de représenter la communauté du territoire de l’estuaire de la Rance afin de réhabiliter & préserver l’environnement et, assurer un développement durable de l’estuaire, il convient de former un collectif tel que décrit ci-après : 

1 - Préambule :

1-1  En date du 24 juin 2014, Il est créé un collectif dénommé « Estuaire Rance » constitué des communes riveraines de l’estuaire de la Rance ayant pour objectif la mise en œuvre opérationnelle d’un plan de gestion des sédiments (envasement) et de réhabilitation durable de l’estuaire.

1-2  Les communes concernées sont : Dinan, Dinard, Langrolay sur Rance, Lanvallay, La Richardais, La Ville-es-Nonais, La Vicomté sur Rance, Léhon, Le Minihic sur Rance, Pleudihen sur Rance, Pleurtuit, Plouer sur Rance, Saint-Hélen, Saint-Jouan des Guérets, Saint-Malo, Saint-Père Marc en Poulet, Saint-Samson sur Rance, Saint-Suliac, Taden.    Les communautés de communes concernées sont : Côte d’Emeraude, Dinan Communauté, Rance-Frémur, Saint-Malo agglomération.

1-3  Le collectif est représenté par des porte-parole désignés.

1-4  Pour mener à bien sa démarche, le collectif s’appuiera sur les travaux de la Commission Estuaire Rance et, si nécessaire, fera appel à l’expertise d’organismes compétents.

2 - Références :

2-1 Convention de concession entre l’ETAT et EDF (Décret du 8 mars 1957, modifié par décret du 13 avril 1961)

2-2 Energies marines renouvelables / Etude méthodologique des impacts environnementaux et socio-économiques - version 2012 - Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

2-3 Rapport de la mission d’étude sur les énergies marines renouvelables – mars 2013 – Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie – Ministère de l’économie et des finances – Ministère du redressement productif.

2-4 Convention d’engagement pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques à la suite du Grenelle de l’environnement – 23 juin 2010 – Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer.

2-5 Mission d’expertise sur l’estuaire de la Rance – février 2003 – Inspection générale de l’environnement / Ministère de l’écologie et du développement durable.

Les rapports 2-2 & 2-3 ci-dessus reconnaissent l’abandon des projets de barrage marémoteur sur un estuaire du fait de leur impact environnemental majeur.

A l’opposé, la convention de concession (2-1) en vigueur pour une durée de 75 ans, n’a prévu aucune contrainte environnementale.

Le document 2-4 précise les contraintes environnementales et de développement durable qui sont désormais applicables et, qui devront être prises en compte lors du renouvellement de la convention de concession en 2041/2043, avec mise en concurrence de l’exploitant actuel.

L’Inspection Générale de l’environnement, dans son rapport de 2003 sur l’estuaire de la Rance (2-5), préconise notamment un plan global de gestion des sédiments.

3 - Constat :

Ces documents montrent qu’il existe un paradoxe entre la reconnaissance par les services de l’ETAT des impacts environnementaux causés par un barrage marémoteur ET, localement :

  • l’application d’une convention ancienne inadaptée à l’évolution des critères environnementaux et de développement durable
  • une minimisation et une communication réductrice des impacts environnementaux
  • le refus d’une approche globale
  • une concertation entre COEUR-Emeraude et EDF/barrage associée à la minimisation des impacts environnementaux.

Les actions engagées par l’association COEUR dans le cadre du contrat de baie puis, actuellement, par COEUR-Emeraude, association de préfiguration du PNR Rance-côte d’émeraude (plan de curage du piège de Lyvet), s’inscrivent dans ce contexte. Elles sont limitées et ne répondent pas à la problématique. Cependant, des résultats expérimentaux ainsi obtenus constituent des éléments utiles à transposer vers une solution globale.

4 - Enjeu :

La progression alarmante de l’envasement constitue une menace pour la survie de l’écosystème et le maintien des usages littoraux.

L’usine marémotrice de la Rance est une réalité, produisant une énergie marine renouvelable.  Il est primordial d’en poursuivre l’exploitation. Or, si la dégradation de l’environnement perdure, il deviendra difficile de renouveler une convention de concession du fait du coût environnemental qui lui sera alors associé.

L’enjeu est double :

  • Sauver les usages côtiers de l’estuaire
  • Sauver la production d’une énergie renouvelable et permettre le renouvellement de la convention de concession en ayant préparé et réalisé les conditions favorables à ce renouvellement.

5 - Solution :

La solution est de mettre en œuvre d’un plan de gestion pérenne des sédiments et de réhabilitation de l’estuaire préparant la future convention de concession.

Il est bien entendu impossible de revenir à la situation initiale de la configuration environnementale d’avant barrage. Un compromis acceptable entre la production d’électricité et la protection de l’environnement doit être recherché.

Parmi les différents impacts environnementaux, la problématique de l’envasement doit être traitée en priorité. Cette action entraîne évidemment des conséquences positives vis-à-vis d’autres critères comme le renforcement de l’écosystème de l’estuaire, la réhabilitation du caractère maritime ou bien l’amélioration des conditions de navigation.

La période de 25 ans environ nous séparant de l’échéance de la future convention de concession permet de mettre en œuvre un plan de gestion dans la durée. Sans préjuger des options techniques qui seront retenues, une base est constituée par la proposition de plan de gestion publiée par la Commission Estuaire Rance et le rapport référencé (2-5) ci-dessus.

Le plan de gestion doit être adapté aux volumes à extraire, comprenant les apports annuels de sédiments et une réduction des volumes accumulés depuis la construction du barrage.

La période de 25 années permet une action continue cohérente avec le temps de réponse du milieu naturel. On peut envisager des périodes pluriannuelles successives de 5 à 6 ans permettant de valider les résultats et d’adapter la période suivante.

Un accompagnement scientifique est indispensable pour suivre et, orienter si nécessaire les travaux. Cet accompagnement concernera au moins les points suivants :

  • Compréhension de la dynamique des matières en suspension et de leur dépôt.
  • Caractérisation locale de l’écosystème primaire superficiel des vasières, dynamique de reconstitution, influence des mécanismes d’oxydo-réduction sous-jacents, règles de conduite de l’extraction des sédiments excédentaires (« jardiner l’estuaire »).
  • Détermination et mise en place des paramètres définissant le « bon équilibre écologique de l’estuaire » en relation avec le mode de fonctionnement de l’usine marémotrice d’une part et avec le suivi des habitats Natura 2000 d’autre part.

La commission Estuaire Rance est mandatée pour finaliser ses contacts en cours et, proposer les organismes compétents pour assurer l’accompagnement scientifique dans la durée.

Les sédiments excédentaires peuvent être actuellement valorisés dans le secteur agricole (amendement, reconstruction de sols, néo-sols). La disponibilité des terrains agricoles autour de l’estuaire semble suffisante, au moins dans un premier temps, pour absorber les volumes à extraire. Cependant, d’autres solutions de valorisation étant actuellement étudiées, une veille technologique est à mettre en place pour suivre cette évolution.

6 - Objet du collectif « Estuaire Rance » :

Au travers du collectif, les communes riveraines constituent un collège « demandeurs » d’un plan de gestion pérenne des sédiments aboutissant à un compromis acceptable entre l’exploitation de l’usine marémotrice et la réhabilitation partielle de l’environnement initial. Ce plan ne peut être décidé qu’au niveau des acteurs liés au paradoxe souligné au §3 ci-dessus, c’est-à-dire l’ETAT et EDF, signataires de la convention de concession (acteurs décisionnels). Lorsque le plan sera décidé, défini et financé, sa mise en œuvre pourrait être confiée à une maîtrise d’ouvrage locale mandatée.

6-1 Objectif général : Obtenir de la part des acteurs décisionnels la décision d’un plan de gestion pérenne des sédiments, définissant et garantissant les volumes, la durée, les financements, le compromis objectif permettant de fixer et respecter les contraintes environnementales envisagées lors de la reconduction de la convention de concession.

La région Bretagne, ayant compétence dans le domaine des voies navigables, devrait être associée à ce plan afin d’assurer une cohérence de gestion des sédiments depuis la mer jusqu’à Dinan (bief Le Châtelier / Léhon).

6-2 Démarches particulières :

  • Prendre le relais de la Commission Estuaire Rance pour conduire les concertations et en assurer la communication.
  • Informer les représentants de l’ETAT et de la région Bretagne du processus initié par le collectif.
  • Etablir les concertations nécessaires avec les représentants de l’ETAT et avec la Direction du groupe EDF.

7- Navigation :

Le maintien des bonnes conditions de navigation est lié à la problématique des sédiments et devra être assuré dans le cadre du plan de gestion. Cependant, l’obligation d’entretien des chenaux et mouillages est spécifiquement précisée dans le décret du 8 mars 1957, article 16, alinéas 2° & 3° (réf. 2-1 ci-dessus).

En conséquence, le collectif demande que ces obligations soient respectées et que les opérations de dragage et maintien du chenal entre Port Saint-Jean et l’écluse du Châtelier fassent l’objet d’une action urgente sans attendre la décision d’un plan de gestion général des sédiments. En outre, le collectif demande que le retrait des sédiments dans les zones concernées soit bien réalisé sans redépôt dans les autres zones de l’estuaire.

 

Délibération :

 

Le Conseil municipal de …….. approuve le texte ci-dessus et décide d’adhérer et participer au collectif « Estuaire Rance ».


 

 

Il y avait environ 120 personnes à St Suliac, comme à St Samson. Avec les conférences précédentes de Dinan, Plouër, Pleudihen et La Richardais, ce sont maintenant près de 1000 personnes qui se sont déplacées pour écouter les conférences d’Henri Thébault.

Finies les controverses, et l’affirmation que l’estuaire de la Rance s’envase comme les autres estuaires bretons.
Les participants ont bien fait la différence entre l’opération de vidage du piège du Lyvet annoncée par COEUR Emeraude pour cet hiver, et la mise en œuvre d’un plan durable de gestion des sédiments tel que proposé par la Commission Estuaire pour réhabiliter durablement les usages côtiers dans l’estuaire.
Ils ont compris que cette opération dite Lyvet 2, conçue dans un contexte de minimisation des impacts du barrage est insuffisante pour faire régresser l’envasement et restaurer la navigation jusqu’à Dinan.
Sans mise en œuvre d’un plan durable de gestion des sédiments, les bancs de vase qui ont atteint la cote 9 m dans la plaine de Mordreuc vont continuer à progresser et le port de Dinan sera bientôt réservé aux kayaks.
Les riverains sont réellement préoccupés par l’envasement de l’estuaire et ses conséquences sur la navigation et les usages côtiers.

A St Suliac, l’assistance s’est montrée préoccupée par les difficultés pour faire avancer le projet : « Quels sont vos moyens de pression pour agir ? », « Y a-t-il des moyens judiciaires ? ».
Des questions ont également été posées sur « le rôle de COEUR, comment lutter contre cet acteur officiel qui manque d’objectivité, dont l’efficacité est douteuse et les salariés n’ont qu’un souci, la survie de leur organisme ? »
Pour Jean-Francis Richeux, maire de St Père Marc en Poulet :
- Il y a conflit d’intérêt entre COEUR et EDF, par exemple le secrétaire de COEUR étant le directeur du barrage,
- les maires de l’estuaire ont pris conscience du manque de résultat de CŒUR pour le dévaser et se sont donc unis en collectif, et d’ores et déjà trois communes ont décidé de quitter l’association

voir également les compte rendus de la presse de ces conférences  en cliquant ici


l'assistance à St Suliac

 

 

 

 

L’enquête publique relative à l’opération de vidage du piège à vase du Lyvet annoncée par COEUR Emeraude pour l’hiver 2014, appelée Lyvet 2 est lancée.

Consulter l’avis d’enquête

L’enquête sera ouverte du 28 juillet 2014 au 29 août 2014 inclus.
Une commission d’enquête recueillera les observations du public en mairie de St-Samson sur Rance.

Quatre demandes sont déposées par COEUR Emeraude :

- demande de création d’un centre de transit des sédiments à St-Samson sur Rance au lieu dit « Le Petit Chatelier »  (dossier ICPE)

- demande de concession d’occupation du domaine public maritime au Lyvet (dossier DPM)

- demande d’autorisation de travaux en site classé

- dossier de déclaration au titre de la loi sur l’eau

Les dossiers sont consultables sur internet à l’adresse suivante :
http://www.cotes-darmor.gouv.fr/ezjscore/call/ideserver::navigation::fond::12286::0::100::75

 

bulletin GIZC n° 5

au sommaire de ce numéro :

- une démarche à l'échelle d'un Pays maritime

- stratégie et FEAMP

- Mer et Littoral, quelques chiffres

- Café de la Mer

- Schéma plaisance et inventaire des cales

- mer et littoral en images ...

Envasement de la Rance : Réunis à St-Jouan des Guérets le 24 juin, les élus des communes riveraines décident d’agir.

 S’appuyant sur les travaux de la Commission Estuaire Rance, ils ont défini la création d’un collectif ayant pour but la réhabilitation de l’environnement de l’estuaire et la mise en œuvre d’un plan de gestion pérenne des sédiments.

 Ouest France 28 juin 2014. 

Lassés de ne pas être entendus par CŒUR Emeraude, les élus créent un collectif.
« En plus du vidage du piège de Lyvet, qui est une bonne chose, on veut obtenir un plan de gestion sur les 25 prochaines années, qui serait financé par EDF, selon la logique pollueur-payeur »

 Le Télégramme 27 juin 2014

 

Il y avait environ 120 personnes à St-Samson . Avec les conférences précédentes de Dinan, Plouër, Pleudihen et La Richardais, ce sont maintenant près de 900 personnes qui se sont déplacées pour écouter les conférences d’Henri Thébault.

Finies les controverses, et l’affirmation que l’estuaire de la Rance s’envase comme les autres estuaires bretons.
Les participants ont bien fait la différence entre l’opération de vidage du piège du Lyvet annoncée par COEUR Emeraude pour cet hiver, et la mise en œuvre d’un plan durable de gestion des sédiments tel que proposé par la Commission Estuaire pour réhabiliter durablement les usages côtiers dans l’estuaire.
Ils ont compris que cette opération dite Lyvet 2, conçue dans un contexte de minimisation des impacts du barrage est insuffisante pour faire régresser l’envasement et restaurer la navigation jusqu’à Dinan.
Sans mise en œuvre d’un plan durable de gestion des sédiments, les bancs de vase qui ont atteint la cote 9 m dans la plaine de Mordreuc vont continuer à progresser et le port de Dinan sera bientôt réservé aux kayaks.
Les riverains sont réellement préoccupés par l’envasement de l’estuaire et ses conséquences sur la navigation et les usages côtiers.

L’assemblée de St-Samson s’est montrée particulièrement intéressée par les éclaircissements apportés par Henri Thébault sur les mécanismes de sédimentation dans l’estuaire notamment par le rôle essentiel du "fond de cuve" (le volume résiduel d’eau maintenu dans l’estuaire par l’usine marémotrice) sur l’envasement. Le public a ainsi pris conscience que les impacts environnementaux du barrage sont minimisés par une communication volontairement réductrice.



l'assistance à St Samson

 

 

Comment sortir de la vase ?

- article de l'Express du 16 avril 2014

Le bulletin "au fil de la Rance" de février 2014 est en ligne : fdr-février2014.pdf

 et le compte-rendu de presse Le Télégramme du 19 février 2014

 

Pendant l'année 2012, une enquête auprès des Plaisanciers a été réalisée . Elle a permis de faire un point de la situation.

Les problèmes identifiés au cours de cette enquête sont  traités par une commission plaisance constituée d'acteurs du littoral, d'élus et d'associations.

- réunion n° 1 du 30 septembre 2013 : état des lieux, objectifs

Cliquer sur com-plais-1 pour accéder au compte rendu

- réunion n° 2 du 15 octobre 2013 : respect des règles de navigation

Cliquer sur com-plais-2 pour accéder au compte rendu

- réunion n°3 du 28 octobre 2013 : franchissement du barrage de la Rance et de l'écluse du Lyvet

cliquer sur com-plais-3 pour accéder au compte rendu.

- réunion du 25 novembre 2013 : saturation des sites

cliquer sur com-plais-4 pour accéder au compte-rendu

- réunion du 9 décembre 2013 : accès à l'eau et stationnement

cliquer sur com-plais-5 pour accéder au compte-rendu

- réunion du 6 janvier 2014 : carénage

cliquer sur com-plais-6 pour accéder au compte-rendu

- réunion du 20 janvier 2014 : envasement et balisage

cliquer sur com-plais-7 pour accéder au compte-rendu.

- réunion du 11 février 2014 : équipements et services

cliquer sur com-plais-8 pour accéder au compte-rendu.

AG 2013

cliquer sur les titres pour accéder au rapport annuel AG2013 et sur le procès verbal PV AG 2013

Une bien belle soirée !

Ce samedi 15 février 2014, l’Association Rance Environnement tenait son assemblée générale annuelle à la salle des fêtes de Pleudihen Sur Rance.

En première partie, Henri Thébault, rapporteur de La Commission Estuaire, a donné une conférence qui avait pour thème « l’estuaire de La Rance vers une catastrophe environnementale inéluctable ». Après avoir mis en évidence les caractéristiques d’envasement propres à l’estuaire, le conférencier a ensuite alerté l’auditoire sur l’urgence à intervenir pour enfin proposer des solutions réalistes et durables. S’en est suivi un échange fructueux avec une assistance attentive de près de 150 personnes.

une assemblée attentive


réponse d’Henri Thébault aux nombreuses questions de la salle

La seconde partie de la soirée fût consacrée à l’Assemblée Générale elle-même. L’Association a rendu compte auprès de ses adhérents de son activité annuelle et de sa gestion financière. Le bilan moral ainsi que les orientations pour l’année à venir furent exposés par La Présidente. Aujourd’hui, Rance-Environnement est une association dont l’effectif croît régulièrement et dont la reconnaissance est publique à la suite du renouvellement pour cinq ans de son agrément au titre de la protection de l’environnement. Thème prioritaire, le traitement des sédiments dans l’estuaire demeure l’une des préoccupations majeures tant il focalise les inquiétudes et les problèmes du moment. Pour répondre aux divers défis avec plus d’efficacité, un renforcement des moyens financiers et humains sera à prendre en compte.

Les rapports et orientations furent approuvés à l’unanimité.

Et, pour terminer la soirée, nous nous sommes retrouvés pour fêter les vingt ans de Rance-Environnement. Une belle table avait été dressée où nous attendait quantité de bonnes choses à déguster, salées et sucrées, sans bouder notre plaisir. Ce fût un temps d’échanges et d’amitié très chaleureux, renforçant les liens au sein de l’Association. Pour conclure, les vingt bougies décorant un très beau et bon gâteau au chocolat furent soufflées dans la bonne humeur.

Que tous soient sincèrement remerciés !

et le compte rendu de presse Ouest France du 5 février 2014

 

Dans la perspective des élections municipales des 23 et 30 mars prochain, la Commission Estuaire Rance a décidé de lancer une campagne de motivation et  de prise en compte de la problématique de l’estuaire de la Rance.

Communiqué de Presse

Dans l’estuaire de la Rance, la présence de l’usine marémotrice créé une situation inédite. L’estuaire est isolé de la mer. Les marées sont recréées artificiellement et l’estuaire s’envase inexorablement.
Si rien n’est entrepris, une catastrophe environnementale est inéluctable.

 A l’occasion des prochaines élections municipales, la Commission Estuaire Rance a adressé à chacune des listes en cours de constitution sur les communes riveraines de l’estuaire, le document : « L’estuaire de la Rance est en danger ».

 L’objectif poursuivi est d’alerter les candidats et leurs électeurs sur la situation de l’estuaire et de susciter un large débat sur le sujet. En effet, l’inertie actuelle ne peut plus durer.

 Des conférences animées par Henri Thébault, rapporteur de la commission, seront également proposées prochainement.

 Contact : commission.estuaire.rance@orange.fr

 L’estuaire de la Rance est en danger


 

Les problèmes de la plaisance du bassin Rance-Côte d’Emeraude sont traités par la commission plaisance  mais également débattus lors de réunions publiques appelées « cafés de la mer »

- réunion du 16 mai 2013 : carénage et antifouling

Cliquer sur café 1 pour accéder au compte rendu

Cliquer sur carenage pour accéder au diaporama présenté lors de cette réunion

 

Après de nombreuses études et rapports divers, le gouvernement britannique a décidé de ne pas donner suite à ce projet piloté par Hafren Power, consortium d'investisseurs privés. En effet, il affirme ne pas avoir été convaincu par les arguments économiques avancés, ni par les réponses apportées aux préoccupations environnementales graves induites par le chantier.

Néanmoins, l'idée d'utiliser les marées de la Severn, site exceptionnel, pour produire de l'électricité reste d'actualité, sous réserve d'un cahier des charges économique et environnemental plus réaliste.

Par ailleurs, l'estuaire de la Severn est le lieu choisi pour le projet d'implantation d'une centrale nucléaire à EPR confié au consortium EDF - AREVA - et 2 partenaires chinois dont la mise en service est annoncée pour 2023.

- article de Wehicles "Usine marémotrice de la Rance : des travaux qui inquiètent" du 22 octobre 2013, interview de Henri Thébault et Germaine Guillou par Philippe Schoerer.

Accès en cliquant sur le lien :
http://wehicles.com/news/Usine_maremotrice_de_la_Rance_des_travaux_qui_inquietent-1310225871.html

Comme chaque année, avec la rentrée revient l’incontournable « forum des associations », témoin de la richesse de la vie associative locale et de la diversité des propositions.

Ce week-end des 7 et 8 septembre 2013, Rance-Environnement a choisi d’être présente au Forum de Dinan. L’association disposait d’un stand avec un affichage et des tableaux « relookés » explicitant son engagement, ses actions et les problématiques en cours.

Beaucoup de monde au Forum, de l’intérêt, des rencontres, des contacts, des projets et quelques nouvelles adhésions pour Rance-Environnement.

La Gestion Intégrée de la Zone Côtière (GIZC) Rance et Côte d’Emeraude publie régulièrement un bulletin d'informations : GIZC Info

Vous pouvez prendre connaissance des 4 premiers numéros en cliquant ci dessous :

GIZC n° 1 de mai 2012

GIZC n° 2 de juillet 2012

GIZC n° 3 de mai 2013

GIZC n° 4 de septembre 2013

 

le bulletin "au fil de la Rance" de septembre 2013 est en ligne : fdr-sept2013.pdf

- article du Télégramme du 30 juillet 2013 :

« Plusieurs groupes environnementaux britanniques se sont appuyés sur les conclusions concernant la Rance pour plaider l’abandon du projet sur la Severn »

 

DINARD (France) (AFP) - Le projet de construction d'une usine marémotrice au Royaume-Uni a relancé le débat sur l'impact sur l'écosystème du barrage de la Rance près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) qui, selon des organisations environnementales, a été sous-évalué, ce qu'EDF réfute.

Au Royaume-Uni, un consortium d'investisseurs privés, Hafren Power, envisage la construction d'une usine similaire à celle de la Rance, mais 25 fois plus puissante, sur la Severn, dans le sud-ouest du royaume.

D'une longueur de 18 kilomètres, l'usine envisagée sur la Severn, avec 1.026 turbines, devrait produire 5% de la consommation électrique du Royaume-Uni. En comparaison, l'usine bretonne barre le fleuve côtier La Rance sur 750 mètres avec ses 24 turbines immergées et fournit 500.000 MW/h, soit l'équivalent de la consommation d'une ville de 240.000 habitants.

"Le seul précédent en Europe de ce type d'usine, c'est celle de la Rance" qui "représente donc un retour d'expérience majeur pour juger concrètement de l'impact environnemental d'un barrage sur un estuaire", a expliqué à l'AFP Jonathan White, président du Severn Rivers Trust (SRT), une organisation écologiste locale.

Après quelques recherches et interviews de responsables de collectivités en Bretagne, M. White, auteur d'un film de 16 minutes sur le barrage de la Rance, a partagé ses conclusions avec des organisations environnementales et des parlementaires britanniques. Selon lui, "il y a un impact extraordinaire en termes de sédimentation".

Plusieurs groupes environnementaux britanniques se sont appuyés sur les conclusions concernant la Rance pour plaider l'abandon du projet de la Severn.

Et en juin, une commission parlementaire britannique sur l'Energie et le Climat a conclu que le projet de la Severn ne donne pas suffisamment d'informations sur "les conséquences économiques et environnementales" de la construction d'un barrage, selon un porte-parole du ministère britannique de l'Energie, contacté par l'AFP.

Envasement

De son côté, EDF réfute toute minimisation de l'impact sur l'environnement. "Ce n'est pas un estuaire qui présente une sédimentation plus importante que d'autres estuaires voisins", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'énergéticien français, avant d'ajouter: "l'écosystème de la Rance est riche et a retrouvé un équilibre".

"EDF a témoigné devant la commission parlementaire britannique et a donné une image très positive du bilan environnemental de ce barrage. Mais quand nous nous sommes rendus en Bretagne, nous en avons retiré une image très différente", a souligné Jonathan White. Le gouvernement britannique doit se prononcer dans les prochaines semaines sur le projet de la Severn.

En Bretagne, les associations, qui ne remettent pas en cause l'usine de la Rance, dénoncent de longue date ses effets environnementaux.

Parmi ceux-ci, Henri Thébault, rapporteur de la commission associative Estuaire Rance, un organisme rassemblant des associations environnementales, relève "la disparition de plusieurs milliers d'hectares de pré-salés, avec leur éco-système, remplacés par une végétation terrestre, comme des chênes". Il note aussi le développement de l'envasement, avec d'importants dépôts de sédiments qui ne sont plus évacués quotidiennement.

De plus, l'envasement remet en cause la navigabilité de l'estuaire, notamment entre Dinan et la mer.

Le barrage a été construit dans les années 1960, à une époque où l'environnement n'était pas une préoccupation pour la société. La convention de concession entre EDF et l'Etat, propriétaire du domaine maritime, a été signée en 1966 pour une durée de 75 ans.

Depuis, EDF "s'en tient à la convention qui ne lui impose aucune obligation environnementale", déplore M. Thébault.

"Techniquement, EDF avait les moyens d'éviter sans difficulté ces effets environnementaux négatifs. Mais ça lui aurait coûté de l'argent. Et comme la convention avec l'Etat ne l'y contraignait pas, elle ne l'a pas fait", assure M. Thébault.

Avec les pouvoirs publics et les collectivités, la commission Estuaire Rance travaille à la recherche d'un "bon niveau de compromis entre le fonctionnement de l'usine marémotrice et la protection de l'environnement", souligne M. Thébault. Mais "plus on attend, plus le coût des travaux sera élevé", relève-t-il.

 

Les associations anglaises constatent une grande différence entre la communication officielle d’EDF et la réalité sur le terrain.

Un projet de barrage sur la SEVERN, bien plus important que celui de la Rance, est en cours d’instruction par les parlementaires britanniques. Une décision sur l'avenir du projet devrait être prise par le Gouvernement Britannique cet été 2013.

Au cours de cette instruction, EDF a témoigné de l’expérience du barrage de la Rance. Ses réponses aux questions des parlementaires britanniques, consignées par écrit, donnent une image positive de l’impact environnemental de l’usine marémotrice.

Soucieuses des conséquences de ce projet gigantesque (18 km de long, 1026 turbines, production électrique prévue représentant 5% de la consommation d'électricité du Royaume Uni), des associations de défense de l’environnement parmi lesquelles Severn Rivers Trust, ont pris l’initiative de venir enquêter par elles-mêmes sur le barrage de la Rance et de tourner un film au cours du printemps 2013. Elles en ont conclu qu’il y avait une grande différence entre la communication officielle d’EDF et la réalité sur le terrain.

Lors de la présentation de leurs constatations aux parlementaires britanniques en juin 2013, le Président Charles Walker, a remercié les associations d’avoir porté à leur connaissance "les effets dévastateurs de l’expérience du barrage de la Rance", et a décidé de demander l’abandon du projet.

Pour vous permettre une juste appréciation de ce dossier qui a fait l’objet de quelques articles dans la presse française, vous trouverez ci-joint en cliquant sur les titres :

- un lien pour visionner le film tourné par la Severn Rivers Trust

- une note de Jonathan White severn-j.white-afp, Président de la Severn Rivers Trust adressée à l’Agence France Presse

- deux communiqués transmis par les associations britanniques à l’Agence France Presse : le communiqué original de la Severn Rivers Trust en anglais severn-gb.pdf et en français severn-f.pdf, et le communiqué de Wildflow & Wetlands Trust severn-wwt.pdf, une autre association environnementale.

 

Durant l'année 2012, la Gestion de la Zone Côtière Rance-Côte d'Émeraude a mené une enquête auprès de tous les Plaisanciers du territoire dans le but d'élaborer un schéma d'organisation.

Vous pouvez prendre connaissance des résultats de cette enquête en cliquant ici.

randonnée au mont Garrot, 8 juin 2013

Ce samedi 8 juin 2013, Rance-Environnement avait rendez-vous avec le Mont Garrot.

Toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette journée une belle journée et ce fut une très belle journée ! Beau temps, vues splendides sur la Rance, un peu d’aventure au milieu des ajoncs et des fougères sur le chemin de crête, de la gaîté et des sujets de découverte aussi passionnants les uns que les autres.

Nous étions donc une bonne trentaine à nous intéresser à la géologie locale très particulière de ce site, expliquant le tracé actuel de la Rance ainsi que les exploitations successives des carrières, aux frasques légendaires de Gargantua et de son fils, à une botanique de landes, aux interrogations sur « le camp viking » et à un état des lieux des recherches archéologiques en cours, sans oublier la découverte des vignes du mont Garrot.

En fin de randonnée, très gentiment accueillis par Jean-Yves Hugues président de l’association des vignerons de Garo en St Suliac, nous avons écouté, captivés, ses explications sur l’histoire du vignoble et de l’association, sur l’exploitation de la parcelle d’un demi-hectare et les projets en cours. A partir d’un cépage « le chenin », l’association produit aujourd’hui un vin répondant au nom « le clos Garo », appellation Bord d’Eau non contrôlée, à usage interne.

La sortie s’est conclue par un pique-nique fort agréable sous le soleil, au milieu des vignes, précédé par une dégustation appréciée de la production locale.

Vous trouverez l’ensemble des photos en cliquant sur ce lien :

https://plus.google.com/photos/113004632262072707775/albums/5887121727976180033?authkey=CJX67oGOmaXvEQ

le bulletin "au fil de la Rance" d'avril 2013 est en ligne : fdr-1304.pdf

Le SDAGE, Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Loire-Bretagne élabore la mise à jour de la stratégie pour la reconquête de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques applicable de 2016 à 2021.
Pour cela, l'ensemble des habitants du bassin est consulté par internet : www.prenons-soin-de-leau.fr.

voir également l'article sur le sujet dans "le fil de la Rance" d'avril 2012

Pour démystifier le sujet, Eau et Rivières de Bretagne à organisée une conférence le 28 février 2013 avec plusieurs intervenants :

- l'agence de l'eau du bassin Loire Bretagne, avec un point de la situation et des explications sur la consultation.

- le point de vue d'ERB sur cette consultation

Ci-dessous, une synthèse des questions auxquelles devra répondre le SDAGE 2016-2021, document de l'agence de bassin Loire-Bretagne

- documentaire diffusé sur la chaine de télévision Public Sénat dans la série Attention, Grands Travaux L'usine marémotrice de la Rance le 28 février 2013 que vous pouvez visionner (durée environ 28 mn) en cliquant sur le lien

http://www.publicsenat.fr/vod/attention-grands-travaux/usine-maremotrice-de-la-rance/jean-louis-rucet,jean-paul-bouheret,charles-josselin,michel-penho/122175

Vous trouverez le diaporama de la conférence donnée par Alain Masseau le 8 février 2013 sur "les moulins à marée des bords de Rance" en ouverture de l'assemblée générale 2012 de notre association Rance-Environnement

AG 2012

L'assemblée générale 2012 a été précédée de la conférence les moulins à marée des bords de Rance, par Alain Masseau.

cliquer sur les titres pour accéder au rapport annuel AG 2012 et sur le procès verbal pv ag 2012

une assemblée nombreuse et attentive...

Mis en œuvre initialement en 2004, le SAGE Rance-Frémur est en cours de révision depuis 2010.

Cette révision a conduit à la mise en place d’un Plan d’Aménagement de Gestion Durable (PAGD), notion nouvelle par la dynamique et le coté opérationnel qu’il introduit avec la création de 20 fiches actions.

Validé l'été 2012 par la CLE, Commission Locale de l’Eau, puis présenté de juin à octobre 2012 pour consultation aux services de l’Etat et aux communes et groupements de communes où il s’appliquera, il a été soumis ensuite à enquête publique du 7 janvier au 7 février 2013.

C’était une opportunité pour donner notre avis sur un sujet aussi majeur que la qualité de l’eau et son coût.

A la suite de ces consultations et amendement éventuel par la CLE, le projet sera ensuite soumis au Préfet pour approbation et mise en œuvre fin 2013. L’un des objectifs du SAGE révisé est de garantir sa bonne mise en œuvre par la mobilisation de tous les acteurs, y compris les consommateurs.

Voilà un objectif rassurant.

Toutes les informations sur la révision du SAGE sont sur le site : http://www.sagerancefremur.org

Rance-Environnement faisant le lien entre les objectifs du SAGE, de Natura 2000 et de la gestion des sédiments de Rance, a fait plusieurs propositions au cours de la révision, et a transmis des observations lors de l’enquête publique.

le bulletin "au fil de la Rance" de novembre 2012 est en ligne : fdr-nov2012.pdf

Bien que l’environnement ne soit pas au cœur de ces forums de rentrée scolaire, de nombreuses personnes sont venues spontanément nous rendre visite sur nos stands pour échanger sur la dégradation du littoral de l’estuaire de la Rance, et la disparition des usages maritimes.

Nos objectifs et nos travaux ont recueilli le soutien de sept nouveaux adhérents. Nous les en remercions.

le stand de Dinan

et celui de Plouër

La Commission Estuaire Rance a adressé le 28 août dernier aux représentants de l’Etat (Sous-préfets de Dinan et de St-Malo) et à EDF - les deux parties signataires de la convention de concession de l’usine marémotrice - une Proposition de Plan de Gestion des Sédiments de l’Estuaire de la Rance.

 L’étude de ce plan a été entreprise, suite à la demande de “réfléchir à un plan de gestion des sédiments en Rance maritime, ainsi qu’à une maitrise d’ouvrage »,  exprimée par les Sous-préfets de St-Malo et de Dinan, lors d’une réunion organisée dans le cadre de l’élaboration du DOCOB Natura 2000 le 11 janvier 2012.

 Pour son élaboration, Henri Thébault, mettant en œuvre ses compétences scientifiques,  a analysé les différentes études réalisées sur la sédimentation dans l’estuaire de la Rance depuis la mise en service de l’usine marémotrice. Les resituant dans une approche plus globale, il en fait une synthèse qui apporte des éclaircissements sur la dynamique sédimentaire de l’estuaire.

 Tout en s’appuyant sur le retour d’expérience du piège à vase creusé à Lyvet en 2001, ce plan propose des solutions d’extraction et de valorisation des sédiments, innovantes et adaptées à la situation actuelle.

 La Commission  espère que cette nouvelle contribution sociétale sera prise en considération.

Elle souhaite que ce rapport arrête les discussions polémiques et stériles sur l’envasement.

Elle attend que les deux parties signataires de la convention de concession : l’ETAT (propriétaire) et EDF (locataire) acceptent le principe d’un tel plan, en définissent la gouvernance et engagent les phases préparatoires à sa mise en œuvre.

 

 

 

Le site « Estuaire de la Rance » dont le code est FR 5300061 intègre la Zone de Protection Spéciale « îlots Notre Dame et Chevret » codifié FR5312002. L’arrêté pour la désignation du Copil et la mise en œuvre du Docob a été signé par le Préfet de la Région Bretagne le 20 mars 2009.

Le Président du Copil « Estuaire de la Rance » est Michel Vaspart, et celui de « ilots Notre Dame et Chevret » est Luc Couapel. La chargée de mission est Maïwen Le Borgne.

îlot Chevret depuis les Hures îlot Notre Dame depuis la Landriais

Le Docob qui est en cours de rédaction devrait être validé fin 2011 début 2012. Cinq groupes de travail thématiques ont été constitués et les premières réunions ont débuté au 1er trimestre 2011 :

Les groupes de travail

Milieux terrestres

Rance maritime

Rance fluviale

Chauves-souris

ZPS îlots Notre Dame et Chevret


Espèces d’intérêt communautaire

6 espèces de chauves-souris

la loutre,

le phoque veau marin,

le marsouin commun.

la grande alose.

l’aigrette garzette (en raison du site de nidification dans les ’îlots Notre Dame et Chevret),

la sterne pierregarin

la sterne de Dougall

Il est quand même à noter que la loutre a disparu de l'estuaire depuis des décennies et que le phoque veau marin n'y a qu'un représentant, voire deux.

Par ailleurs, les habitats et les espèces menacés et/ou en déclin, identifiés par la convention OSPAR sont présents sur l’estuaire de la Rance :

- Habitats : gisements d’huîtres plates, vasières intertidales, herbiers de zostères.

- Espèces : l’huître plate, la pourpre petite pierre, le marsouin commun, la sterne de Dougall, la grande alose, l’anguille européenne, l’hippocampe à museau court.

Carte du site Natura 2000 Estuaire de la Rance FR 5300061

Documents et informations :

- Arrêté pour la désignation du Copil et la mise en œuvre du Docob

Le réseau possède un site internet http://www.natura2000.fr et les cartes détaillées de l’estuaire sont consultables sur le site : http://www.bretagne.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=696&site=FR5300061

La documentation officielle est accessible en cliquant sur le lien « Estuaire de la Rance » sur ministère de l'Environnement ou sur le lien http://estuairedelarance.n2000.fr de la CODI

Le DOCOB Natura 2000 "Estuaire de la Rance" a été validé par le Comité de Pilotage le 27 Juin 2012.

Vous pouvez consulter sa version allégée en cliquant ici

ou sur le site http://estuairedelarance.n2000.fr

Le bulletin "au fil de la Rance" de juillet 2012 est en ligne : fdr-juillet2012.pdf
Ce printemps 2012, Rance-Environnement a rendez-vous avec ses adhérents et sympathisants à
Plumazon en Plouër, sur la rive gauche de la Rance, à la hauteur du lieu-dit, « Le Chêne Vert ».
Le bulletin "au fil de la Rance" d'avril 2012 est en ligne : fdr-avril2012.pdf

3 février 2012, conférence sur les espèces envahissantes et invasives en milieu marin et en Rance maritime de François Lang, docteur en biologie, chargé de mission Mer et Littoral COEUR Emaraude

AG 2011

cliquer ici pour accéder au Compte rendu de l'AG 2011 du 3 février 2012

L'assemblée générale a été précédée de la conférence "les espèces envahissantes et invasives en milieu marin et Rance maritime" de François Lang, docteur en biologie, chargé de mission mer et littoral COEUR Emeraude à laquelle vous pouvez accéder en cliquant ici

La conférence de François Lang

Anticiper pour mieux préserver et assurer l'équilibre entre préservation de la biodiversité et activités humaines, tel est l'esprit de la démarche « évaluation des incidences »

Son objectif est de prévenir d’éventuels dommages, de vérifier que les projets ne portent pas atteinte aux habitats ou espèces d’intérêt communautaire présents dans un site N2000 ou de redéfinir les projets de manière à éviter de telles atteintes.

Tout plan (Plan Local d’Urbanisme par exemple), tout projet (comme création d’une carrière) ou toute manifestation culturelle ou sportive projeté est susceptible d’avoir des incidences sur son état de conservation, qu’il ait lieu dans son périmètre ou à proximité, qu’il soit éphémère ou pérenne.

Les projets concernés par l’évaluation d’incidence sont décrits dans une liste nationale, complétée par une liste locale pour prendre en compte les spécificités régionales. Pour la région Bretagne, la liste en cours de validation.

Il est nécessaire d’évaluer les impacts potentiels sous leurs divers aspects :

  • altération directe d’un habitat, due au piétinement par exemple,
  • altération indirecte, comme la pollution d’une rivière sur un tronçon en amont d’un site ou le dérangement d’espèces occasionné par le bruit,
  • cumul d’impacts de plusieurs plans, projets et manifestations.

C’est au porteur de projet de s’assurer de la nécessité ou pas de réaliser une évaluation des incidences (EI) et de rédiger le dossier. Cette vigilance est nécessaire pour éviter la suspension ou même la remise en cause de son projet par des contentieux nationaux ou communautaires.

Une évaluation simplifiée est prévue pour les cas permettant de conclure rapidement à l’absence d’impact.

A titre d’exemple, le projet de création du sentier du littoral à Pleudihen nécessite l’élaboration d’une évaluation d’incidence.

Natura 2000 et Rance-Environnement

Rance-Environnement est fondamentalement d’accord avec les objectifs de Natura 2000 : préserver la biodiversité et valoriser le patrimoine naturel des territoires dans l’esprit du développement durable.
Notre association suit avec beaucoup d’intérêt sa mise en œuvre sur l’estuaire de la Rance. Elle est membre du Comité de Pilotage et s’est engagée à participer aux différents groupes de travail pour l’élaboration du Docob.
Cependant, une inquiétude demeure quant à sa mise en œuvre sur le domaine public maritime de l’estuaire (le DPM). Devenu « bassin maritime » de l’usine marémotrice, le DPM de l’estuaire n’a plus une évolution naturelle. L’estran, fortement réduit, se transforme en herbus colonisés par des végétations terrestres (il y pousse des arbustes, voire des chênes).
Basé sur un inventaire réalisé en 2003, Natura 2000 a classé des zones du DPM en «habitats terrestres ». Un grand danger, inacceptable à nos yeux et à celui des riverains dans leur majorité, serait de figer cette situation et d’interdire la réhabilitation de l’estran pour lui redonner ses usages maritimes. Ceci serait d’ailleurs contradictoire au principe du développement durable mis en avant par Natura 2000.

Natura 2000 ne doit pas empêcher la restauration du caractère maritime de l’estuaire, il doit au contraire la favoriser !

Pour illustrer cette position, quelques photos montrant la transformation de l'estran en herbus terrestres.

le haut de grève est envahi par les espèces terrestres, la salicorne implante ses racines profondes

les algues vertes favorisent en séchant l'enracinement des plantes halophiles mais aussi des graminées

l'estran est devenu un pré salé où les espèces terrestres peuvent prospérer

cette photo prise lors d'une marée de 12,5 m montre explicitement la dégradation : la plage sableuse est remplacée par des graminées et même des arbustes !

Qu'est-ce que le réseau Natura 2000 ?

Natura 2000 est un réseau européen des sites naturels identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces animales ou végétales et de leurs habitats naturels. Il participe au maintien et à la restauration de la biodiversité en Europe, concept utilisé la première fois en 1986 par les scientifiques.

La liste des espèces d’intérêt communautaire (animale ou végétale) est issue des directives « Oiseaux » de 1979 et « Habitats, faune, flore » de 1992. Depuis 2007, le réseau N2000 a été étendu à la mer.

La bonne gestion de ce patrimoine naturel représente donc un véritable enjeu de développement durable de nos territoires.

Le réseau N2000 est une démarche qui rompt avec la tradition de protection stricte et figée des espaces naturels et des espèces.

Conserver les espèces, c’est avant tout conserver les espaces qui abritent les habitats naturels essentiels à leur vie et leur reproduction. C’est à la fois maintenir et développer des pratiques et des activités humaines favorables à leur équilibre, tout en permettant le développement et le maintien des équilibres socio-économiques locaux.L’objectif est donc de« Gérer ensemble un territoire pour mieux préserver son patrimoine naturel »

La mise en place de Natura 2000 en France

La France a transposé les directives européennes dans sa loi et l’Etat a listé les sites à protéger.

La définition des objectifs de gestion de chaque site N2000 est pilotée par un Comité de Pilotage (COPIL), organe de concertation mis en place par le préfet et regroupant l’ensemble des acteurs du site : élus, usagers, habitants, socioprofessionnels, propriétaires, experts, services publics, etc.

Ce Comité de pilotage a la charge d’élaborer et de mettre en œuvre un Document d’Objectifs (DOCOB) propre à chaque site qui doit être approuvé par le préfet.

Aujourd’hui plus de 60% des sites sont entrés dans une phase active de gestion et de mise en œuvre d’actions concrètes issues de leur document d’objectifs.

Ce Docob permet :

  • d’établir un état des lieux des habitats naturels, des espèces et des activités humaines du site,
  • de définir les enjeux de maintien ou d’amélioration de l’état de conservation des habitats naturels et des espèces pour lequel ce site a été désigné,
  • de prendre en compte les aspirations écologiques, économiques, culturelles ou sociales des acteurs,
  • de préciser un ou plusieurs cahiers des charges types d’actions et de bonnes pratiques à respecter.

La participation effective de tous au Copil et à l’élaboration du Docob permet d’établir un véritable projet de territoire pour la mise en œuvre des solutions et des mesures concrètes pour préserver notre patrimoine naturel.

La France possède un patrimoine naturel exceptionnel :

4500 espèces indigènes recensées

75% des types d’habitats naturels de l’Europe

80% des espèces d’oiseaux européens

40% de la flore européenne

Mais sont menacés de disparition :

43% des oiseaux

45% des papillons

60% des zones humides

40% des dunes

Natura 2000 en France

1766 sites couvrant 12.5% du territoire terrestre soit 6.9 M d’ha et 3.9 M d’ha du réseau marin

8900 communes et 15 millions d’habitants

58 espèces végétales

83 espèces animales

274 espèces d’oiseaux

774 habitats naturels

     
 
Natura 2000 en Bretagne

Moins de 4% du territoire terrestre est classé N2000, mais tout le littoral est protégé

750000 ha d’habitats protégés et

675000 ha pour les oiseaux.

503 communes possèdent un site N2000,

46 Docob sont validés et 17 sont en cours

 
   

la sterne pierregarin

la loutre a disparu de l'estuaire de la Rance

Le bulletin "au fil de la Rance" de novembre 2011 est en ligne : fdr-nov2011.pdf

Les 1er et 2 octobre 2011, Rance –Environnement a participé aux côtés de la FAUR, à la fête organisée pour les 10 ans de la Maison de la Rance à Lanvallay.

Un stand y présentait le « Projet global d’aménagement de l’estuaire de la Rance » proposé par la Commission Estuaire.

Ces deux jours de fête très ensoleillés, ont été l’occasion de nombreux échanges et de nouveaux contacts.

Beaucoup d’encouragements et d’impatience de voir le projet se concrétiser, accompagnés parfois de propos incisifs sur la volonté d’agir, nous ont été manifestés.

Vous trouverez en cliquant ici le diaporama projeté sur le stand présentant le projet et l’avancement des démarches entreprises pour qu’il soit décidé d’agir.

Les officiels devant le stand présentant le Projet proposé par la Commission estuaire

Les propositions faites par la commission estuaire dans son rapport d’étude, ont été présentées au public par Henri Thébault, animateur de la commission  le 7 juillet 2011 à Saint-Samson sur Rance.

 

Vous pouvez consulter :
- le diaporama présenté par Henri Thébault
- le rapport complet
- le résumé du rapport distribué aux participants

 Venus nombreux, les participants se sont montrés très concernés, exprimant une nouvelle fois leur impatience devant le recul grandissant des usages maritimes de l’estuaire.

Toutefois, ils restent inquiets sur la capacité de nos instances territoriales à conduire le projet.

 

Réponse aux nombreuses questions de l’auditoire lors de la présentation du projet de la Commission à St Samson

 

 

 

Le bulletin "au fil de la Rance" de juin 2011 est en ligne : fdr-juin2011.pdf

Samedi 18 juin 2011, c’est la date choisie pour le rendez-vous printanier de notre association.

Malgré la concurrence de nombreuses manifestations sur la région et en dépit d’une météo menaçante, nous nous sommes retrouvés à la cale de Langrolay, plage du Roué, peu nombreux, mais décidés.

Dominique de Beaucoudrey avait pour cette occasion concocté un joli petit parcours à travers le bois de Rigourdaine, offrant à mi route une visite fort instructive de la chapelle de la Souhaitier.

Chemin faisant, avec un soleil quelque peu malicieux, entre les ombres de hêtres majestueux et les percées lumineuses sur la Rance, le mont Garrot, le Camp Viking, la cale et l’église de Saint Suliac, nous avons pu deviser amicalement, tout en admirant les manœuvres d’une yole sous voile.

Au bout du sentier, au terme d’une heure et demie de marche, nous nous sommes retrouvés au point de départ pour partager le pique-nique autour de tables abritées du vent dominant. Et, c’est un grain, à peine le café dégusté, qui nous invita à quitter les lieux.

C’est une très belle randonnée, courte et accessible à tous, que nous ne manquons pas de recommander.

Il nous reste à espérer à être plus nombreux à l’occasion de prochaines sorties, sorties qui sont pour l’association des temps importants de convivialité et d’échanges.

(*) le bois de Rigourdaine est propriété du Conseil Général 22 acquis dans le cadre de sa politique de sauvegarde des « Espaces Naturels Sensibles »

Dominique de Beaucoudrey retrace l’historique de la chapelle du Souhaitier

Le bulletin "au fil de la Rance" de mars 2011 est en ligne : fdr-mars2011.pdf

le développement durable, sujet d'actualité...durable présenté le 4 février 2011 lors de l'Assemblée Générale 2010 de Rance-Environnement par Henri Thébault, rapporteur de la Commission Estuaire-Rance 

AG 2010

cliquer ici pour accéder au compte rendu de l' AG 2010 du 4 février 2011

Après avoir travaillé pendant plus d’un an en se réunissant régulièrement, La commission Estuaire-Rance a publié son rapport d’étude intitulé : « Proposition de projet global d’aménagement de l’estuaire de la Rance ».

 Coupé de la mer par le barrage et soumis aux « marées EdF », l’estuaire de la Rance n’a plus l’évolution naturelle d’une zone côtière et perd progressivement mais inéluctablement son caractère maritime.

Le projet proposé par la Commission Estuaire a pour finalité la réhabilitation du caractère maritime de l’estuaire, et, dans l’esprit du développement durable, son retour à une évolution plus naturelle.

Pour ce faire, il propose un ensemble cohérent de dix huit actions ayant pour objectifs la maîtrise de l’envasement et la réhabilitation pérenne du littoral, mais aussi la qualité environnementale du paysage, l’amélioration de la qualité de l’eau, le maintien et le développement d’activités locales.

RANCE-ENVIRONNEMENT était présente au village de la Route du Rhum à Saint Malo du 23 au 29 octobre 2010 sur le stand de Surfrider.

article paru dans Au Fil de la Rance d'octobre 2010

L’Union Européenne fixe des règles pour la surveillance, l’évaluation et la gestion de la qualité des eaux de baignade ainsi que pour la fourniture d’informations sur leur qualité. L’objectif est double : il s’agit de réduire et prévenir la pollution des eaux de baignade et d’informer les populations sur leur degré de pollution.

La directive 2006/7/CE du Parlement Européen et du Conseil, du 15 février 2006, abroge et remplace la Directive 76/160/CEE du 8 décembre 1975. Cette nouvelle Directive, transposée par tous les Etats membres a été mise en œuvre dès début 2008.

Les eaux concernées sont les eaux de surface (maritimes ou eaux douces) susceptibles d’être des lieux de baignade.

La Directive fixe 2 paramètres minimum d’analyse (entérocoques intestinaux et escherischia coli), au lieu de 19 dans la précédente Directive. Mais d’autres paramètres peuvent éventuellement être pris en compte comme la présence de cyanobactéries ou de micro-algues.

Un calendrier de surveillance des eaux de baignade doit être établi avant chaque saison balnéaire avec un minimum de 4 prélèvements par saison Les eaux sont classées suivant 4 critères de qualité : insuffisant, suffisant, bonne ou excellente.

La nouveauté de la Directive est que les Etats membres doivent établir le profil des eaux de baignade, comprenant notamment une description de la zone concernée, les sources de pollution éventuelles et l’emplacement des points de surveillance des eaux. Ce profil doit être terminé pour les eaux maritimes, au plus tard en février 2011.

Pour aider les collectivités territoriales dans cette démarche, l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne (155.000 Km², 28% de l’Hexagone, 10 Régions, 36 départements, 7368 communes et 12 millions d’habitants) a étudié et proposé 3 cahiers des charges-types pour l’élaboration des « profils » adaptés au contexte très diversifié du bassin.

Qu’est-ce qu’un « Profil de baignade » ?

Un profil de baignade doit permettre de disposer des éléments de compréhension des sources éventuelles de contamination bactériologique des eaux. Il comporte une description physique de la plage et il recense toutes les sources possibles de contamination qui pourraient éventuellement conduire la Collectivité à fermer temporairement la baignade ou à prendre des mesures de protection sanitaire pour les baigneurs. Un profil doit ainsi conduire à l’établissement d’un plan d’actions pour préserver ou reconquérir la qualité des eaux.

Pour les Collectivités, c’est l’occasion de revisiter, en détail, les activités et le fonctionnement des infrastructures d’assainissement urbaines et rurales pouvant impacter la zone littorale ou les cours d’eau s’y déversant. Les principes du profil de baignade peuvent être élargis aux sites de pêche à pied et contribuer à la protection de la santé des consommateurs de coquillages. Les profils devront être mis à jour tous les 2, 3, ou 4 ans selon le classement qualité du site.

L’étude « complexe » doit porter sur les points suivants :

-Description de la zone de baignade et du contexte général : contexte géomorphologique (topographie, hydrogéologie), caractéristiques météo-océaniques (contexte hydrodynamique, caractéristiques climatiques), contexte démographique et économique (évolutions saisonnières), occupation des sols (caractéristiques géographiques de la zone), description des plages (caractéristiques physiques, activités, zones réglementées, zones conchylicoles).

-Qualité du milieu marin : qualité bactériologique, zones conchylicoles, potentiel de prolifération de macro-algues, potentiel de prolifération du phytoplancton.

-Inventaire des sources potentielles de pollution : cours d’eau, ruisseaux, fleuves (qualité bactériologique, caractéristiques physiques, géographiques), assainissement : réseaux de collecte des eaux usées (y compris les zones de camping-cars et autres itinérants), stations d’épuration, le réseau de collecte des eaux pluviales, l’assainissement non-collectif; sources diffuses : agriculture, autres sources de pollution diffuses spécifiques (port de plaisance, centre équestre, mobil-homes sur terrains privés, pêcheries, marchés, criées, migrations animales, animaux nuisibles…), autres sources ponctuelles ou accidentelles : activités industrielles, établissement recevant du public (supermarchés, hôpitaux, cliniques, hospices, salles de réunions de masse).

La plupart de ces éléments sont connus. Il faut les rassembler, les contrôler, les mettre à jour, en tirer les éléments nécessaires pour répondre au cahier des charges. Ensuite, l’Autorité compétente devra communiquer les données, mettre en place les actions curatives et préventives requises et en contrôler les résultats.

 

Sources : Ministère du Développement durable, Agence de l’eau Loire-Bretagne.

Commentaires de Rance-Environnement

- Les profils de baignade sont une véritable avancée. Leur objectif est d’inciter à agir en amont. Nous espérons qu’ils seront compris et appliqués dans ce sens.

Leur établissement va demander un effort important aux collectivités dans un délai très court, nous attendons que les moyens nécessaires soient mis en place. Notons qu’un cahier des charges type établi par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne doit permettre de réaliser le travail dans les délais impartis.

- Mais pour les Bretons que nous sommes, 4 analyses par saison, l’été, c’est insuffisant ! Tant pis pour ceux qui se baignent tous les jours de l’année !

Yann HUGUES

 

extrait de "au fil de la Rance" d'octobre 2010

 

article paru dans Au Fil de la Rance d'octobre 2010

Le bulletin "au fil de la Rance" d'octobre 2010 est en ligne : fdr-oct2010.pdf

 

Décret, convention et cahier des charges publiés au Journal Officiel

C’est par un décret du 8 mars 1957 paru au JO du 20 mars 1957, que l’ETAT :

- a déclaré d’utilité publique l’aménagement et l’exploitation par EDF d’une usine marémotrice,

- et publié la convention de concession signée le 22 septembre 1956, et le cahier des charges de cette opération.

Télécharger le texte :

décret barrage de la Rance du 8 mars 1957

La partie la plus importante est le cahier des charges. C’est lui qui fixe :

- la durée de la concession à 75 ans (à partir de l’achèvement des travaux),

- la procédure et les conditions pour son renouvèlement,

- et les contraintes de fonctionnement. En ce qui nous concerne, ne pas faire monter le niveau des eaux au dessus du niveau des plus hautes mers, et assurer la navigation.

Il n’impose, ce qui était normal à l’époque, aucune contrainte environnementale. Mais, il n’en sera pas de même lors du renouvèlement de la concession vers 2040, car la loi sur l’utilisation de l’énergie hydraulique prend désormais en compte la protection de la nature.


 

 

 

Le bulletin "au fil de la Rance" de juin 2010 est en ligne : fdr-juin2010.pdf

 

Dans le cadre du projet de tracé du sentier du littoral à Pleudihen sur Rance, Rance-Environnement à proposé à ses adhérents et sympathisants le 29 mai 2010 une randonnée du moulin du Prat jusqu’à la Ville Ger .

Le temps, quelque peu maussade, n’a pas découragé une trentaine de personnes. Chemin faisant, nous avons pu, profitant de la compétence d’une botaniste, observer la flore locale, mais nous avons aussi regretté le manque d’entretien de certaines zones et la présence de quelques dépôts sauvages.

La randonnée s’est terminée autour d’un pique-nique chaleureux permettant de poursuivre les échanges, en particulier sur l’avenir de la plage de la Ville Ger.

Chacun étant prêt à recommencer, d’autres rendez-vous seront proposés par Rance-Environnement, en particulier la poursuite du parcours au nord entre la Ville Ger, le Pont de Cieux, la chapelle Saint Magloire.

Pour consulter le projet de tracé du sentier du littoral et les propositions de Rance-Environnement, cliquer ici.

remontée vers la Ville Ger sous la bruine

la crachin sur le perré

arrivée à la ville Ger pour le pique-nique

Le bulletin "au fil de la Rance" d'avril 2010 est en ligne : fdr-avril2010.pdf

Le sentier du littoral de Dinard à St Malo par l'écluse du Châtelier

Encore un petit effort et il sera possible de relier, les pieds au sec, Dinard à St Malo par l'écluse du Châtelier au Lyvet, en longeant les bords de la Rance.

L'essentiel du Sentier du Littoral est aujourd’hui praticable.
Quelques derniers aménagements sont en cours :
-rive gauche, un nouveau tracé au plus près du rivage doit permettre de relier Le Châtelier à La Moinerie via le moulin de Rochefort.
- rive droite dans la commune de Pleudihen, le tracé est à valider et concrétiser.

Le projet de tracé à Pleudihen

Rance- Environnement a rencontré 2 fois la commission environnement de la Mairie de Pleudihen pour prendre connaissance du projet et remettre ses observations.

Le 29 mai 2010, nous avons consacré l'un de nos rendez-vous associatifs avec adhérents et sympathisants à une randonnée sur les traces du futur "sentier du littoral", du Moulin du Prat à la Ville Ger.

Ci après le projet de tracé reprenant en partie celui établi voilà déjà plusieurs années :

(carte fournie par COEUR Emeraude à partir d'une carte IGN-2009)

Observations de Rance-Environnement

Nous avons relevé quelques points noirs comme par exemple le passage du Pont de Cieux, présenté des aménagements et évoqué une alternative avec la réactivation de l'ancien pont dit "du facteur".

Ci-après nos observations liées pour la plupart à la sécurité des randonneurs :

(carte IGN 1116ET de 2000)

1 - création d’une passerelle dans l’esprit de l’ancien « pont du facteur » toujours présent dans la mémoire des anciens offrant un point de vue remarquable sur ce bras du ruisseau du Pont de Cieux et un observatoire de la vasière.


les restes du pont du facteur dans le bras du ruisseau du Pont de Cieux

2 - l'étroitesse de la route départementale 29 rend difficile la séparation du chemin piétonnier de la chaussée au Pont de Cieux.
Une solution serait de créer une passerelle accrochée sur le pont, mais son coût est probablement important et semblable à la remise en état du "pont du facteur".

3 - tracé entre les Villes Morvues et la Ville Ger : le passage du sentier par la route nous semble très dangereux car elle est étroite et sinueuse, avec peu de visibilité et utilisée par des voitures ou caravanes qui se rendent au terrain de camping.
Le passage au plus près du rivage, par ailleurs d’un grand intérêt visuel, nous semble préférable.

4 - le tracé du sentier devant le château du Bouvet à Mordreuc nécessite de le rehausser pour le rendre hors eaux par grandes marées.

5 - à l’ouest de Mordreuc, le projet prévoit 2 variantes l’une « basse mer », l’autre « haute mer » par le village. Il nous semble préférable de privilégier le tracé « basse mer » qui permet de passer par les fours à chaux, témoignage de l’activité portuaire de l’estuaire.

Avancement du projet

Le projet de tracé à été approuvé par le Conseil Municipal du 16 septembre 2010 sans qu’aucune de nos propositions n’ait été retenue.

Le sentier traversant une zone Natura 2000, une étude d'incidence a été confiée à COEUR Emeraude.

Le dossier est actuellement à l’examen par la DDE. La date de retour n’est pas précisée, ni par conséquent l’échéancier de réalisation

AG 2009

cliquer ici pour accéder au compte rendu de l' AG 2009 du 12 février 2010

Les plantes invasives présentes en Bretagne sont un véritable danger pour la bio-diversité.

Pour les connaitre et donc limiter sinon éradiquer leur prolifération,  cliquer pour lire l'article.

Consultez également la conférence de François Lang de COEUR Emeraude du 3 février 2012 sur les espèces invasives maritimes

 

 

 

28 novembre 2009, participation au colloque Surfrider "Risques et Enjeux Littoraux pour la Côte d'Emeraude" .Présentation par Rance-Environnement des différentes politiques environnementales actuelles et futures qui concernent l'estuaire de la Rance.

Le contrat de baie avait promis d’enlever 1 million de m3 de vase en Rance maritime.

Qu’en est-il aujourd’hui de ces promesses non tenues ?

Rance Environnement et la FAUR misent sur la Commission Estuaire Rance pour faire avancer les choses.

 Le contrat de baie avait suscité beaucoup d’espoir

Le contrat de baie a été lancé en 1995. Rance-Environnement a participé à son élaboration ainsi qu’à la création de C.O.E.U.R (1). Ses objectifs, parmi lesquels figuraient la maîtrise de l’envasement (2) et l’extraction de 2 millions de m3 de sédiments excédentaires (3) avaient suscité beaucoup d’espoir.  Mais, en fait, les opérations d’extraction de sédiments sont restées expérimentales. Il n’y a eu que 200 000 m3 de sédiments extraits en Rance fluviale et 190 000 m3 (dont 60 000 m3 de sable) en Rance maritime.

A son échéance fin 2005,  craignant  malgré l’espoir suscité,  que cet objectif ne soit abandonné par C.O.E.U.R  sans que les habitants de l’estuaire aient été consultés, Rance-Environnement et  la  FAUR (4) ont  lancé début 2006, après en avoir informé C.O.E.U.R,  une  concertation sur la question : « Quel(s)  paysage(s) veut-on pour la Rance ? ».  Les conclusions de ce travail, auquel près de 200 personnes ont participé et consacré plus de 2000 heures de travail bénévole en 2006 et 2007, ont été publiées début 2008, dans le  « Livre Blanc -: Pour un renouveau de l’estuaire de la Rance ».

Celui-ci confirme sans ambiguïté possible que les enjeux majeurs pour l’estuaire sont  l’envasement et la disparition des usages maritimes. Et il réaffirme qu’il est urgent de relancer un programme d’extraction des sédiments excédentaires et de maîtrise durable de l’envasement, si l’on veut éviter que l’estuaire ne se transforme en chenal.

Aujourd‘hui, qu’en est-il ?

 Plusieurs constats s’imposent.

Nos craintes concernant la poursuite des objectifs de désenvasement sont justifiées, puisqu’aucune nouvelle opération n’est envisageable avant fin 2011, au mieux.

Les premières démarches que nous avons entreprises avec la FAUR en 2008 et 2009 - informer les décideurs, et participer aux projets environnementaux du territoire, dans la perspective d’y voir  pris en compte les enjeux du Livre Blanc - n’aboutiront pas. En effet, les objectifs et les délais de ces projets  (Charte des espaces côtiers bretons, Parc Naturel Régional, Natura 2000) ne peuvent pas répondre aux priorités et aux urgences du Livre Blanc.

Il est maintenant évident que, pour répondre aux enjeux du Livre Blanc, il faut des projets différents de ceux identifiés aujourd’hui.

La Commission Estuaire Rance suscite à nouveau l’espoir

 Ne nous résignant pas et souhaitant créer une dynamique pour débloquer la situation, nous avons mis en place avec la FAUR et l’accord de C.O.E.U.R, une « Commission Estuaire Rance ».

La commission travaille actuellement, pour convertir les conclusions du Livre Blanc en actions concrètes d’aménagement  s’inscrivant dans un schéma global de maitrise de l’envasement et de reconquête des usages et du patrimoine maritimes de l’estuaire.

Au terme de ses travaux, au cours du second semestre 2010, la commission fera des propositions concrètes .

La Commission Estuaire-Rance suscite à nouveau l’espoir. L’espoir que ses propositions incitent les élus à prendre des décisions et à engager les actions urgentes et nécessaires pour lutter contre l’envasement et restaurer les usages et le patrimoine maritimes de l’estuaire.

L’espoir pour Rance-Environnement, de voir se concrétiser 5 années de travail et de participation aux projets territoriaux.

(1) C.O.E.U.R Comité Opérationnel des Elus et des Usagers de la Rance, chargé de la mise en  œuvre du contrat de baie.
(2) Dans le contrat de baie, la « maîtrise de l’envasement » est  pudiquement développée sous l’appellation « gestion des sédiments »
(3) 1 million en Rance fluviale, 1 million en Rance maritime.
(4) F.A.U.R   Fédération des Associations et des Usagers de la Rance et du Frémur

 

La commission estuaire

- Elle est composée de 12 personnes ayant participé aux groupes de réflexion et au travail de synthèse du Livre Blanc.
-Elle est animée par Henri Thébault,  animateur du Livre Blanc,
- Elle est assistée par François Lang de COEUR

  - Sa démarche:

Définir  des actions et des solutions concrètes qui permettront la mise en œuvre des conclusions du Livre Blanc.
Les positionner géographiquement
Rédiger une proposition de schéma d’aménagement global  présentant  notamment le patrimoine, les usages et les activités à restaurer ou à développer
Utiliser les connaissances acquises et les études faites durant les 10 années du contrat de baie.
Ne pas recommencer ce qui a déjà été fait.

 - Calendrier.

Les réunions de travail de la commission ont démarré début janvier 2009. A ce jour, 6 réunions ont eu lieu.
L’objectif  est  de  solliciter les élus et les acteurs décisionnaires pour validation,  puis décision au second semestre 2010.

 

 


 

Le bulletin "au fil de la Rance" d'octobre 2009 est en ligne : fdr-oct2009.pdf
Le bulletin "au fil de la Rance" de juin 2009 est en ligne : fdr-juin2009.pdf

Le 5 mai 2009, des élèves des 2 écoles de Pleudihen se sont regroupées pour nettoyer la plage de la Ville Ger sous la responsabilité de leur professeur, avec l’assistance de Rance Environnement et Surfrider.

Le but essentiel, au-delà du nettoyage par lui-même, était de faire prendre conscience aux enfants des déchets apportés par l’homme, et donc de les inciter à réduire sinon supprimer les déchets « à la source »….

Préparation et équipement de protection

consignes avant le nettoyage

Résultats : en une heure, 1 m3 de déchets ramassés, environ 600 kg, essentiellement en matières plastiques.

L’opération s’est poursuivie la semaine suivante par une réunion dans les classes pour dialoguer avec les enfants afin de leur faire formuler l’origine des déchets, et ce qu’il faut faire pour les éviter.

Notre plus agréable surprise a été de constater qu’ils étaient très informés, mais surtout très volontaire pour agir…

Le bulletin "au fil de la Rance" de mars 2009 est en ligne : fdr-mars2009.pdf

Depuis 2006, la Région Bretagne mène une politique de Gestion Intégrée de sa Zone Côtière.

Qu’est-ce que la GIZC ?

La GIZC (Gestion Intégrée des Zones Côtières) est un concept initialement développé par le monde scientifique, pour prendre en compte la complexité du littoral. Plus qu’un simple trait entre terre et mer, le littoral est intégré dans une « zone côtière» , espace de rencontre entre la terre et la mer composé à la fois de territoires marins et terrestres qui partagent les mêmes enjeux même s’ils paraissent souvent opposés.

L’objectif final d'une GIZC est de construire des structures et des instruments de régulation  permettant de garantir ou restaurer les équilibres entre activités humaines et ressources naturelles, afin notamment de ne pas surexploiter les ressources (halieutiques et touristiques en particulier), dans un but général de soutenabilité du développement.

Le Parlement et le Conseil  européens ont adopté le 30 mai 2002  la Recommandation 2002/413/CE relative à la mise en œuvre d'une stratégie de GIZC en Europe.

En France, la décision de mettre en œuvre cette recommandation a été prise lors du Comité Interministériel de la mer (CIMer) du 16 février 2004 et relayée par une décision du Comité interministériel d’aménagement et de développement [CIADT] du littoral du 14 septembre 2004.

La charte des espaces côtiers bretons

Pour mettre en œuvre la GIZC en Bretagne, la Région a élaboré une charte des espaces côtiers bretons. Vous pouvez la consulter sur le site de la Région :
http://www.bretagne.fr/internet/jcms/l_22966/une-charte-des-espaces-cotiers-bretons

Rance-Environnement a présenté la charte des espaces côtiers bretons lors de son Assemblée Générale 2008. Vous pouvez consulter le diaporama charte_gizc

Ci-après un article sur la charte des espaces côtiers bretons paru dans le "fil de la Rance" de mars 2009

 

Diaporama sur la Charte des Espaces Côtiers Bretons présenté lors de l'Assemblée Générale 2008 de Rance-Environnement.

En tête de cette diapositive, le logo du site internet.

Voici comment est présentée la charte sur la page d’accueil de ce site:

La Bretagne entretient des liens étroits avec la mer.

Avec plus de 3 000 km de côtes et 95% de la population à moins de 60 kilomètres de la mer, c’est une région résolument côtière.

Son histoire, sa culture, son identité, son économie et son développement sont intimement liés à l’espace maritime et côtier.

Or cet espace est aujourd’hui sous pression : des activités de plus en plus nombreuses y cohabitent avec des besoins multiples (pêche, tourisme, agriculture).

Pleinement investie dans le domaine maritime, la Région Bretagne a pris l’initiative de lancer une réflexion commune

- pour construire ensemble l’avenir de la zone côtière bretonne.

- pour que la proximité avec la mer reste un atout pour la Bretagne.

Une première phase de concertation s’est déroulée de novembre 2006 à mars 2007. Quatre forums participatifs organisés à Saint-Malo, Pleumeur-Bodou, Lorient et Brest, un questionnaire en ligne, ainsi qu’une enquête d’opinion ont permis de mieux comprendre comment les Bretons percevaient la mer et la zone côtière et, surtout, quelles étaient leurs préférences et leurs préoccupations pour l’avenir.

Les informations recueillies ont permis l’élaboration d’un pré-projet de charte des espaces côtiers bretons.

Ce document intermédiaire, non définitif, a été soumis à l'avis de toutes les personnes intéressées afin de recueillir leurs observations et contributions. Cette deuxième phase de concertation, qui s'est étendue de juillet à novembre 2007, a permis d'élaborer la version définitive de la charte des espaces côtiers bretons soumise au vote du Conseil régional le 3 et 4 décembre 2007.

La charte a été présentée officiellement par Mme Janick Moriceau Vice présidente déléguée à la mer, et Mr Jean-Yves Le Drian Président du Conseil Régional à Rennes le 29 avril 2008

Les sept grands enjeux de la zone côtière:

1- Valoriser pleinement les atouts maritimes de la Bretagne

2. Maîtriser l’urbanisation et favoriser la diversité sociale sur le littoral.

3. Préserver le patrimoine naturel et maintenir le potentiel écologique des espaces côtiers bretons.

4. Restaurer la qualité des masses d’eau côtières et réduire les pollutions sur le littoral.

5. Préserver et valoriser le patrimoine culturel maritime

6. Anticiper et s’adapter aux effets du changement climatique sur la zone côtière.

7. Préserver le potentiel social, écologique et économique des îles bretonnes.

En réponse à l’objectif : fixer les règles d’une gestion nouvelle,la charte propose "une nouvelle gouvernance": une Gestion Intégrée de la Zone Côtière

Ce qui donne comme sigle « G I Z C »

Ce qu’ en dit la charte:

Une nouvelle gouvernance de la zone côtière doit être mise en œuvre. Elle doit

-permettre d’assurer une meilleure cohérence entre les actions de chacun et entre les différents niveaux d’intervention (national, régional, départemental et local),

-être capable de combiner dispositifs incitatifs et mesures règlementaires,

-accorder une place importante à la concertation et à l’action collective.

GIZC ( gestion intégrée des zones côtières) est un concept initialement développé par le monde scientifique, pour prendre en compte la complexité du littoral

Ce concept a acquis une reconnaissance institutionnelle au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 avec l’"Agenda 21"

Le Parlement et le Conseil européens ont adopté le 30 mai 2002 la Recommandation 2002/413/CE relative à la mise en œuvre d'une stratégie de GIZC en Europe.

L’objectif final d'une GIZC est de construire des structures et des instruments de régulation permettant de garantir ou restaurer les équilibres entre activités humaines et ressources humaines et naturelles, afin notamment de ne pas surexploiter les ressources halieutiques et touristiques en particulier, dans un but général de soutenabilité du développement.

Ressources pas, peu, difficilement, lentement ou coûteusement renouvelables,

Cette définition a été reprise dans Wikipedia.

Pour mettre en œuvre une nouvelle gouvernance, la charte propose:

la définition de principes communs que l’ensemble des acteurs s’engagent à respecter et à mettre en oeuvre dans leurs actions.

la mise enœuvre de nouveaux dispositifsde concertation, de suivi et d’accompagnement.

Parmi les principes communs :

-- la mise en œuvre d’un développement durable de la zone côtière

- la concertation et l’action collective.

-- une définition de la zone côtière: nouvelle dimension territoriale

La zone côtière est l’espace de rencontre entre la terre et la mer. Alors que le littoral véhicule implicitement une dimension linéaire et essentiellement terrestre, la zone côtière implique la prise en compte d’un espace élargi associant pleinement la mer et la terre.

Plus qu’un simple trait, la zone côtière doit être vue comme un espace à géométrie

variable dont les limites à terre et en mer se définissent en fonction de l’enjeu ou du

problème posé et des réponses à apporter.

un pragmatisme dans les actions mises en œuvre.

Les nouveaux dispositifs :

- des instances de concertation,

au niveau régional, une « Conférence régionale de la mer et du littoral pour définir les actions stratégiques à mettre en œuvre et les évaluer.

au niveau local, pour porter et animer, dans un projet de territoire, la gestion intégrée de la zone côtière.

- des dispositifs d’observation, de suivi et d’analyse prospective de la zone côtière mettant à disposition des gestionnaires et du grand public un ensemble d’indicateurs économiques, sociaux et environnementaux sur la zone côtière et sur son évolution, afin de mettre en place des mesures de gestion adaptées. Les activités de recherche liées à la mer et au littoral seront valorisées dans cet observatoire.

- une mise en réseau et un accompagnement des acteurs de la zone côtière bretonne permettant de créer des synergies et de capitaliser les expériences et les connaissances de chacun dans un processus collectif.

Voici quelques-uns des axes de travail :

1- Renforcer l’ambition maritime des Bretons.

2- Inscrire les activités maritimes et côtières dans une logique de développement durable.

3- Promouvoir des activités touristiques et nautiques durables. Le tourisme est fortement dépendant de la qualité des paysages, des sites naturels, de l’environnement et du caractère authentique des territoires maritimes. Il importe donc de promouvoir des formes de pratiques garantissant la préservation de ces éléments, l’accès de tous à la mer et un développement équilibré des territoires.

4- Maîtriser l’urbanisation et promouvoir de nouvelles formes d’urbanisation, d’architecture et de circulation sur le littoral.

5- Améliorer la préservation et la valorisation du patrimoine naturel de la zone côtière.

6- Garantir la qualité des paysages côtiers.

7- Accélérer la restauration de la qualité des masses d’eau côtières.

8- Améliorer la sauvegarde de la vie humaine et la gestion des risques environnementaux en zone côtière.

9- Garantir la préservation et la valorisation du patrimoine culturel maritime.

10- Mettre en œuvre une stratégie de développement durable des îles bretonnes.

Une démarche de GIZC s'engage sur l'estuaire de la Rance avec un projet de Parc naturel régional.

Ce projet s'inscrit dans la continuité du contrat de baie et du Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) mis en œuvre sur le bassin versant de la Rance.
Le projet de Parc naturel régional est porté par l'association COEUR. Cette association a été créée en 1994 pour organiser à l'échelle de l'estuaire de la Rance (de Lanvallay-Léhon et jusqu'au littoral de Saint-Malo à Saint-Lunaire) la reconquête de la qualité de l'eau et des usages du site et le maintien des paysages et de la biodiversité. L'association a coordonné les actions du contrat de Baie de la Rance. »

Sur la démarche:« un processus de consultation pour définir un projet d’avenir »

Sur les enjeux beaucoup d’enjeux communs.

A noter que l’envasement n’est pas évoqué dans la charte, bien que Mme Moriceau en avait parlé dans sa présentation.

Rance-Environnement a participé au forum de St-Malo le 18 novembre 2006

En octobre 2007, Rance-Environnement a participé à une réunion d’échanges organisée par la FAUR sur le pré-projet de charte.

Un courrier faisant part des observations du groupe a été adressé à la Région.

Rance-Environnement a assisté à la présentation officielle de la charte par Mme Janick Moriceau Vice présidente déléguée à la mer, et Mr Jean-Yves Le Drian Président du Conseil Régional à Rennes le 29 avril 2008.

Juin 2008, rencontre de Mme Moriceau pour présentation du Livre Blanc.

Octobre 2008 courrier commun FAUR et Rance-Environnement pour signature de la Charte

AG 2008

cliquer pour accéder au Compte rendu de l'AG 2008

En janvier 2008, le réseau COHERENCE, lance une démarche d'analyse et de mesure du développement durable pour les communes bretonnes nommé baromètre du developpement durable.

Cet outil, destiné aux élus des communes bretonnes leur permet de faire le point sur leur respect de leur environnement et surtout d'engager des actions d'amélioration.

Rance-Environnement a relayé la démarche auprès des communes de Pleudihen, La Vicomté et Saint-Hélen.

Par ailleurs, Rance-Environnement à fait paraitre en septembre 2008 un article dans "au fil de la Rance"

 

Malgré plusieurs relances, l'appropriation de  la démarche par les communes n'a pas été a la hauteur de l'enjeu, et le nombre de réponses a été bien faible ...

 

Une consultation de près de 200 personnes sur la question : Quel(s) paysage(s) veut-on pour la Rance ?

D’octobre 2006 à juillet 2007, 127 personnes, réparties en 13 groupes, ont exprimé librement leur vision de l’estuaire en participant chacune à deux réunions. Ces 127 personnes habitent 23 communes.

En décembre 2007, 64 élèves en classe de 1ière S au lycée La Fontaine des Eaux de Dinan sont venus s’ajouter aux 13 groupes précédents.

 Au total, 191 personnes ont participé à la réflexion parmi lesquels : 64 lycéens, 8 étudiants, 21 professionnels, 24 associations.

Une participation représentative de la population de l’estuaire (échantillon d’environ 1,5 pour 1000).

Les principales idées faisant l’objet du consensus

Parmi les 828 idées recueillies et évaluées par les participants, un consensus très net s’est dégagé sur des thèmes prioritaires :

Vases et sédiments

Ce qui est le plus important et le plus urgent, c’est d’extraire l’ensemble des vases et sédiments excédentaires pour retrouver et pérenniser la configuration et la vocation maritimes d’avant barrage.

Plan d’eau

la qualité de l’eau et la maitrise des pollutions de toutes origines, le rythme et l’amplitude des marées, la navigation.

Gouvernance

L’émergence du thème “Gouvernance” et son classement en troisième position en importance et en urgence exprime la volonté d’aboutir à la reprise en main de l’avenir de l’estuaire. La prépondérance de l’aspect coordination et centralisation de la gestion du territoire, souligne un manque de lisibilité dans la prise de décisions.

 

Consulter le Livre Blanc

 

Consulter le numéro spécial du Fil de la Rance de mai 2008 consacré au Livre blanc

Le bulletin "au fil de la Rance" de septembre 2008 est en ligne : fdr-2008-09.pdf
article paru dans "au fil de la Rance" de septembre 2008 :

le bulletin "au fil de la Rance" de mai 2008 est en ligne : fdr-2008-05.pdf

  Monsieur Jean-Claude Hillion 

Président du Comité Bretagne de la Fondation de France

 nous remettra

 Mardi 6 mai 2008

 un trophée départemental

 « S’unir pour agir »

 

Ce trophée récompense des initiatives exemplaires soutenues par la Fondation de France
dans le cadre de son programme :

 « Environnement – Ensemble pour gérer le territoire »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le bulletin "au fil de la Rance" de janvier 2008 est en ligne : fdr-2008-01.pdf

AG 2007

Cette AG a été précédée d'un exposé de M. Cyrille Perier, EDF GEH-Ouest, sur le fonctionnement de l'usine marémotrice et des marées dans le bassin de la Rance.

cliquer ici pour accéder au compte rendu de l' AG 2007 du 23 novembre 2007

AU SOMMAIRE
Quels paysages veut-on pour la Rance ?
Notre travail reconnu par la Fondation de France
12m50 à la ville Ger
Réparer la planète, un livre de Maximilien Rouer et Anne Gouyon

 

le bulletin "au fil de la Rance" de juin 2007 est en ligne : fdr-2007-06.pdf
le bulletin "au fil de la Rance" de mars 2007 est en ligne : fdr-2007-03.pdf

AG 2006

cliquer ici pour accéder au compte rendu de l' AG 2006 du 24 novembre 2006

 Rance-Environnement  et  la  F.A.U.R. lancent une « réflexion collective » ouverte à tous sur la question  :  Quel(s)  Paysage(s) veut-on pour la Rance ?

Il s’agit de réfléchir ensemble sur les conséquences de la situation actuelle pour  faire  émerger une vision d’avenir du paysage de la Rance et un projet de gestion durable de cet espace sensible.

 

Quel est l’avenir de la Rance de Dinan à Saint-Malo ?

 Si, comme toutes les rivières, la Rance est soumise à de nombreuses agressions et pollutions,

le barrage de l’usine marémotrice (mondialement connu),  y  a créé une  situation particulière perturbant le régime naturel de l’estuaire.

 

Les marées naturelles ont disparu.

L’horaire des marées et leur niveau sont décidés par EDF.

L’amplitude des marées est fortement réduite.

De l’ordre de 10 m en régime naturel, elle est ramenée à 5 à 6 m.

La durée de l’étale,  pratiquement inexistante en marée naturelle,

n’est plus jamais, inférieure à 2 heures.

Le mouvement des eaux est réduit.

Le dépôt des  sédiments s’accélère, et perturbe l’ensemble des usages pratiqués :

navigation, pêche, baignade, faune et flore, beauté des paysages…

Si rien n’est entrepris la poldérisation  est inéluctable.

Pourquoi,  une « réflexion collective » sur la Rance ?

 Face à cette situation, un contrat de baie, dont l’enjeu majeur était la « gestion des sédiments », (c'est-à-dire la maîtrise de l’envasement), avait été signé en 1995.

Qu’est ce qu’un contrat de baie ?    C’est un accord passé entre les élus, les usagers (dont EDF), les associations et l’état pour réhabiliter de manière concertée une baie.

La volonté était de rendre : « La Rance belle et propre dans laquelle se reproduisent une faune et une flore attractives et diversifiées, permettant de se baigner à partir de plages sablonneuses, de naviguer, …, de pêcher, … , et dont les attraits, tant par la beauté des sites que par les conditions de vie, suscitent un développement économique et social durable. »
Texte extrait de la présentation du contrat de baie faite par C.O.E.U.R, l’opérateur du contrat.

Or, depuis décembre 2005, le contrat de baie est terminé en laissant un goût d’inachevé, et montrant les limites du lancement d’opérations d’extraction de sédiments  au coup par coup, à titre expérimental, sans vision d’ensemble en termes d’usages, de paysages, de maîtrise de la poldérisation ...

Mais, si l’envasement est le problème principal, il ne faut pas oublier les autres paramètres de l’environnement:  le littoral, les rives, les villages, l’urbanisme, l’arrière-pays, les crêtes, l’activité économique, les  activités de  loisirs, le tourisme ...

Cette absence de vision d’ensemble s’est révélée être un frein, et aujourd’hui,  les acteurs décisionnaires, ex-partenaires du contrat de baie, n’envisagent plus de poursuivre le désenvasement et de lancer de nouvelles opérations sans une clarification de l’objectif global à atteindre.

La « réflexion collective » à laquelle nous vous proposons de participer, a été lancée pour répondre à ce besoin. Son objectif est de faire émerger un schéma global sur lequel, l’administration et les élus, seuls habilités à prendre des décisions, pourront s’appuyer pour relancer  un programme de maîtrise de l’évolution de la Rance.

Suivant quelle méthode, est conduite « la réflexion collective » ?

C’est une méthode participative dont les grands principes  sont les suivants :

Chaque participant, exprime sa vision personnelle pour l’avenir de la Rance,
        - en disant ce qu’il souhaite 
        - ce qui lui paraît prioritaire,
        - en  donnant  des pistes de solutions et des recommandations.
Les participants s’expriment par groupe de 10 à 12 personnes, au cours de 2 réunions
Chacun, à tour de rôle émet une idée.
     Toutes les idées sont bonnes et de même importance.
Dans chaque groupe, les idées émises sont hiérarchisées pour en dégager les priorités.

Les priorités, ressorties dans chacun des groupes, sont synthétisées.
Un rapport final est rédigé. Il  contient :
      - la vision du paysage de la Rance partagée par l’ensemble des participants
      - des priorités, des axes stratégiques
      - des recommandations, des pistes de solution.

Le rapport final est validé par l’ensemble des participants
    Chaque participant reçoit le rapport final.
    Le rapport final est présenté aux élus et à l’administration
L’ensemble de la réflexion est conduite par Mr Henri Thébault, connu pour avoir  animé des groupes de réflexion « sur le devenir des casernes de Dinan » et participé à l’élaboration de la « Chartre de développement du pays de Dinan ».

L’expérience qu’a Mr Thébault de l’animation de tels groupes, lui permet de « garantir » que la méthode fera émerger une vision  du paysage de la Rance souhaitée et partagée par l’ensemble des participants.

 Aucune compétence particulière n’est nécessaire pour participer.

 

le bulletin "au fil de la Rance" de 2006-06 est en ligne : fdr-2006-06.pdf
le bulletin "au fil de la Rance" de juin 2006 sur la conférence de N. Hulot est en ligne : fdr-2006-06-conf-n.hulot.pdf

cliquer ici pour accéder au fil de la Rance juin 2006 spécial N. Hulot consacré à sa conférence du 12 mai 2006

le bulletin "au fil de la Rance" de février 2006 est en ligne : fdr-2006-02.pdf

Lancé en 1995, à l’initiative de la FAUR, et mis en œuvre par l’association COEUR (Comité Opérationnel des Elus et Usagers de la Rance), structure porteuse originale réunissant élus, usagers et EDF, le contrat de baie nous promettait :

" La Rance belle et propre

dans laquelle se reproduisent une faune et une flore attractives et diversifiées,

permettant de se baigner à partir de plages sablonneuses,

de naviguer, …

de pêcher, …

et dont les attraits,

tant par la beauté des sites que par les conditions de vie,

 suscitent un développement économique et social durable. "

extrait du n° spécial Ouest France du 26 juin 1998

Après une première phase d’études et d’expérimentations de 2 ans, les partenaires du contrat de baie se sont mis d’accord sur un programme de travaux pour 5 ans, de 1998 à 2003, prolongé ensuite jusque 2005, s’articulant autour de 2 volets principaux :

- Volet Assainissement Domestique

- Volet Gestion et Valorisation des Sédiments excédentaires : 1 000 000 m3 en Rance fluviale et 1 000 000 m3 en Rance maritime

 

Qu’en était-il en 2005, à l’échéance du contrat de baie ?

- Concernant l’assainissement des eaux rejetées dans la Rance, globalement, les travaux prévus ont été réalisés. L’épuration des eaux rejetées a été nettement améliorée.

- Concernant l’extraction des sédiments excédentaires, les objectifs n’ont pas été atteints, ni en Rance fluviale, ni en Rance maritime.

En Rance fluviale, n’ont été extrait, au cours de 2 chantiers, qu’environ 200 000 m³ dans la plaine de Taden.

En Rance maritime, trois opérations ont été réalisées.

  • chantier expérimental du Lyvet en 1996 avec creusement d’un premier trou de 10000 m3 à la pelle mécanique et transport par camions
  • piège du Lyvet en 2000/2001 : le trou est agrandi à 93 000 m3 par hydro succion.
    Au bout de 3 ans, le piège était rempli. Pendant son remplissage il a joué un rôle positif en évitant l’engraissement d’autres vasières de l’estuaire. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, puisqu’il est plein depuis 2005.
  • opération à Mordreuc en 2003/2004 : le volume initial d’extraction était de 180000 m3Mais, la DIREN*  a refusé le stockage de la vase dans le périmètre de protection de la Rance (pour décanter le sel avant utilisation en amendement agricole). Aucun terrain n’ayant été trouvé hors de la zone protégée, à la suite de négociations difficiles avec la Diren (*), l’opération a finalement extrait 30 000 m3 de sédiments et déplacé 60 000 m3 de sable.

En tout, 193 000 m3 ont été traités, pour un coût de 5.1 M€ sur un budget ERDF de 7.5 M€

 

le Lyvet

  

(*) DIREN : direction régionale de l’environnement, remplacée par la DREAL, Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement